Des prétendants potentiels

Jack Layton en a fait le souhait dans sa lettre-testament: le NPD doit se trouver rapidement un nouveau chef pour guider le parti dans sa nouvelle tâche d'opposition officielle. La disparition tragique de M. Layton impose à tous les prétendants une période de silence. Mais déjà quelques noms circulent. Coup d'œil.

  • Thomas Mulcair Le député d'Outremont a tous les atouts dans son jeu: l'expérience politique et ministérielle, un bilinguisme parfait, une réelle stature politique... et un grand ascendant au Québec, d'où proviennent 59 des 103 députés du NPD.
  • Libby Davies L'autre chef adjoint du NPD représente l'aile gauche traditionnelle du parti, avec de solides racines communautaires et sociales. Il est unilingue.
  • Gary Doer Ambassadeur du Canada aux États-Unis, il a dirigé le gouvernement néodémocrate du Manitoba pendant 10 ans.
  • Brian Topp On accorde à cet organisateur, président du NPD, une bonne connaissance du parti et un sens du compromis développé. Il est bilingue.
  • Paul Dewar Le député d'Ottawa-Centre est certainement l'un des plus éloquents et des plus intéressants du caucus néodémocrate, mais son français est catastrophique.
  • Peggy Nash Cette élue de Toronto était présidente du NPD jusqu'en juin. Elle a travaillé dans le milieu syndical et parle un bon français.
  • Joe Comartin Vétéran député de Windsor, cet avocat bilingue a participé à la course de 2003. Il est très respecté au sein du caucus.
4 commentaires
  • Raven - Inscrit 24 août 2011 10 h 52

    Des prétendants potentiels

    Je crois que cela va se jouer entre : Thomas Mulcair, Paul Dewar et Gary Doer. Personnellement je crois que M. Mulcair sera quelque peu disqualifié à cause de Mme Turmel.

  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 24 août 2011 12 h 39

    Rôle de M Mulcair

    N'oublions pas le rôle de Mulcair dans la lutte contre la Loi 101, malgré ses discours mielleux.

  • Etienne Goyer - Inscrit 24 août 2011 15 h 44

    Et Godin, dans tout ça?

    Pourquoi pas Yvon Godin? Un vétéran parfaitement bilingue, dans lequel les Québécois pourrait certainement se reconnaitre (et, conséquement, donner leurs appuis), et qui pourrait renouveller la popularité du NPD dans les provinces Atlantique. En plus, il me semble que les Acadiens le mériterait bien. Qu'en est-il?

  • Rodrigue Guimont - Abonnée 25 août 2011 10 h 50

    Une question m'embarasse...


    En somme, si je comprends bien le seul dauphin qui n’a pas une bien longue carrière comme néo-démocrate ou comme ayant des fortes racines communautaires ou syndicale est l’ex-libéral du gouvernement Charest, Tom Mulcair néo-démocrate depuis moins de 5 ans.

    Une question alors m’embarasse. Après avoir claqué la porte du Parti Libéral du Québec et de son chef Jean Charest en 2006 – ni l’un ni l’autre ne pouvait plus se sentir paraît-il - Thomas Mulcair s’est approché des Conservateurs d’Ottawa, pourtant à des années lumières des idées de la sociale démocratie.

    Dans l’éventualité où Tom Mulcair se serait rallié aux conservateurs de Harper, les hautes instances du PCC lui aurait promis le poste de ministre responsable de la région de Montréal, poste qu’il ne trouvait pas assez important à ses yeux vu la très haute estime qu’il a de lui-même. C’est donc APRÈS avoir courtisé amplement le parti Conservateur qu’il se tourna vers le NPD…

    L’habile et opportuniste Mulcair a-t-il su, directement ou indirectement lorsqu’il parcourait les couloirs du Parlement d’Ottawa, que Jack Layton était atteint depuis au moins 5 ans du cancer de la prostate et que la maladie prenait de l’ampleur? (Mentionnons que le père de Jack est mort de cette même maladie et que le cancer de la prostate à un cycle d’évolution, lorsqu’il n’est pas traité à temps, de 10 à 15 ans).