Michèle Stanton-Jean reçoit la Légion d'honneur

Quelques jours avant d'assumer ses fonctions de représentante du Québec au sein de la délégation canadienne à l'UNESCO, Michèle Stanton-Jean a reçu hier le titre de chevalière de la Légion d'honneur. Cette distinction lui a été remise en raison de son engagement en faveur de l'éducation des adultes, de la condition féminine et de la coopération franco-canadienne dans le domaine de l'éthique biomédicale, comme l'a souligné la consule générale de France à Québec, Hélène le Gal, lors d'une cérémonie à l'Université de Montréal, où Mme Stanton-Jean est chercheuse invitée.

Michèle Stanton-Jean connaît bien l'UNESCO puisqu'elle en a déjà présidé la commission canadienne, de même que le Comité international de bioéthique, qui a rédigé la Déclaration internationale sur la bioéthique et les droits de l'homme adoptée en 2005.

Pour la nouvelle titulaire, le poste de représentant à l'UNESCO, créé en 2006, constitue pour le Québec une «occasion de faire valoir ses compétences dans les domaines où il en a (la culture et l'éducation) et de contribuer à la définition des positions du Canada au sein de l'UNESCO».

Mme Stanton-Jean, qui prendra le 18 juillet le relais de Michel Audet, avait présidé au début des années 1980 la Commission d'étude sur la formation des adultes au Québec, entre autres fonctions. En 2001, elle a participé à la création de l'Institut international de recherche en éthique biomédicale, une initiative conjointe de l'Université de Montréal et de l'Université Paris-Descartes. Elle a également occupé plusieurs postes dans l'enseignement supérieur et dans la diplomatie canadienne.

Après avoir reçu la médaille de la République française, la chercheuse a dit s'être engagée dans ses trois principaux champs d'action «en étant consciente qu'il existe encore des injustices flagrantes malgré les efforts accomplis par plusieurs organisations». «Les difficultés d'accès à l'éducation des adultes, les difficultés que vivent encore les femmes dans plusieurs pays, l'absence d'accès aux soins de santé et aux fruits des avancées scientifiques sont encore des problématiques vécues par des millions de personnes sur notre planète», a-t-elle ajouté.