Kate et William à l'Île-du-Prince-Édouard - Une journée à la plage pas tout à fait comme les autres

La journée du couple royal s’est terminée à Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard.<br />
Photo: Agence Reuters Paul Darrow La journée du couple royal s’est terminée à Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Charlottetown — Lorsque le commun des mortels songe à une journée à la plage, la course de bateaux-dragons et les équipements militaires de plusieurs millions de dollars ne font habituellement pas partie du tableau.

Ce type de journée est plutôt réservé aux membres de la royauté. Le prince William a troqué ses costumes de ville pour le treillis militaire et le confort de son carrosse royal pour un hélicoptère Sea King, hier à l'Île-du-Prince-Édouard, afin de participer à une manoeuvre d'amerrissage.

Plus tard, lui et son épouse, Kate, la duchesse de Cambridge, se sont saisis de gilets de sauvetage et de pagaies pour se faire compétition dans une course de bateaux-dragon. Le prince William et son équipe ont remporté la victoire tandis que Kate a été gratifiée plus d'une fois de gouttelettes d'eau, le lot de ceux qui sont assis à l'arrière de l'embarcation.

Une fois de retour sur la terre ferme, Kate a fait mine de bousculer son mari dans l'eau.

«Nous avons malheureusement perdu», a-t-elle dit en s'esclaffant à Christine Dapart, l'une des spectatrices dans la foule venue les observer. Le couple s'est ensuite dirigé vers un pavillon érigé pour une démonstration de danse et de chant celtiques et acadiens.

Ils ont aussi assisté à une partie de volley-ball, inspecté des châteaux de sable, gardé la pose pour des photos et goûté, entre autres mets, le boeuf de l'Île-du-Prince-Édouard agrémenté d'oignons sucrés, le homard et les gâteaux sablés à la fraise.

Kate et les pignons verts

Kate, une admiratrice de longue date de l'oeuvre de la romancière Lucy Maud Montgomery, a par ailleurs pu s'entretenir avec la jeune Tess Benger, qui avait prêté ses traits à Anne, la célèbre rousse des pignons verts, pour l'occasion.

Mme Benger, âgée de 23 ans, a offert un exemplaire du livre à la duchesse de Cambridge, qui lui a souligné qu'elle le lirait de nouveau.

«Ce sont des personnes absolument adorables et vraiment incroyables», a raconté Mme Benger, très enthousiaste après leur rencontre.

Plus tôt en journée, le duc de Cambridge, la tête couverte d'un casque de protection, s'était installé dans le siège de copilote de l'appareil, qui s'est posé à plusieurs reprises sur le lac Dalvay. Puis, avec William aux commandes, l'hélicoptère a repris son petit manège, effectuant de grands cercles dans l'eau comme un canard d'acier.

L'amerrissage d'urgence en hélicoptère est une manoeuvre qui a été inventée au Canada pour offrir un outil supplémentaire aux pilotes de la garde côtière dans leur délicat travail de sauvetage au-dessus des eaux.

Avant le décollage initial, le duc pouvait être aperçu en train d'attacher sa ceinture, alors que Kate observait à distance.

William connaît bien les Sea King. Lieutenant dans la Royal Air Force, il est qualifié pour piloter cet appareil au sein de missions de recherche et sauvetage en mer dans l'armée britannique.

Les hélicoptères Sikorsky CH-124, de leur nom technique, sont célèbres et controversés en raison de leur âge et de leurs grands besoins de maintenance. Ils nécessitent 30 heures de travail pour chaque heure de vol. Toutefois, la démonstration exécutée par le duc a semblé se dérouler sans problème.

Province House

William et son épouse Kate avaient commencé leur journée à l'Île-du-Prince-Édouard sur le site de la Conférence de Charlottetown, qui a jeté les bases de la naissance du Canada.

Le couple s'est rendu à Province House, qui abrite l'Assemblée législative provinciale et où s'est déroulée la rencontre historique qui a ouvert la voie, il y a 146 ans, à la création de la fédération canadienne.

Plusieurs milliers de personnes se trouvaient devant l'édifice, agitant de petits drapeaux canadiens sous un ciel légèrement couvert.

Le prince William s'est adressé à la foule enthousiaste, en disant que lui et son épouse attendaient avec impatience de goûter à la douceur de l'île et à ses traditions micmaques, acadiennes et celtiques.

Le duc et la duchesse de Cambridge ont fait un court trajet à bord d'un landau découvert et pris un bain de foule.

Au terme de la journée, qui s'est conclue dans les environs de Summerside, ils sont montés à bord d'un avion qui devait les transporter jusqu'à Yellowknife.
13 commentaires
  • ysengrimus - Inscrit 5 juillet 2011 05 h 43

    Trop militariste

    Tout ce voyage est bien que trop militariste. Ces efforts incessants, lassants, tannants pour faire croire à la population civile que l'armée sert à quelque chose d'autre qu'engraisser le complexe militaro-industriel, ça bascule vraiment dans le charriage. Le gâchis des millions du voyage s'empile sur le gâchis des milliards soldoques.

    Pour un moratoire militaire intégral au Canada.
    Paul Laurendeau

  • Jean Lapointe - Abonné 5 juillet 2011 07 h 51

    Ça va finir par nous coûter terriblement cher cette visite.


    Harper y a vraiment mis le paquet. Il y tient en titi à sa reine et éventuellement à son prince.

    Autrement il n'aurait pas mis autant d'argent, tiré des taxes que nous versons à Ottawa (et à Québec), dans cette belle mise en scène digne d'un scénario de film hollywoodien.

    Et dire qu'il y a plein de gens qui se laissent prendre. Ils sont tellement "cute" tous les deux.

    C'est une honte. Au fait, où est donc Jack Layton?

    Serait-il de la partie lui aussi? Comme les tout dévoués Charest et Labeaume?

    La vie est un cirque n'est-ce-pas? C'est marqué sur mon écran de télévision. Ça doit être vrai.

  • Michel Simard - Inscrit 5 juillet 2011 09 h 14

    Les aventures de Bill et Kate

    On dirait une mauvaise bande dessinée. Le Devoir commence à faire dans le pipole.

  • Mimi37 - Inscrit 5 juillet 2011 09 h 46

    Faites les calculs

    La population du Canada, incluant les 6 millions au Qc, est de 32 millions. De ce nombre, calculez le nombre d'adultes et vous constaterez que cette visite NOUS coûte, individuellement à tous, BEAUCOUP MOINS CHER que: NOS élections répétives des dernières années, les référendums répétitifs, les pertes de temps considérables en débats constants et souvent inutiles etc.etc.

  • Marc Lemieux - Inscrit 5 juillet 2011 12 h 15

    Pourquoi?

    Si on les regarde en tant que personnes, et non en tant que symboles, et bien moi je les trouve assez sympathiques, on est bien loin des monarques millionnaires aux probables excès et au mode de vie où on lit entre les lignes.