Loi sur la clarté - Layton prend ses distances du 50 % + 1

Jack Layton<br />
Photo: Agence Reuters Jack Layton

Ottawa — Un premier clivage est apparu hier entre les troupes néodémocrates et leur chef Jack Layton sur une question toute québécoise. Si un autre référendum sur la séparation du Québec devait avoir lieu, quel niveau d'appui le Oui devrait-il obtenir pour être reconnu par le NPD? 50 % + 1 des voix, disent certains députés. On verra, dit plutôt M. Layton.

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92 commentaires
  • Geoffroi - Inscrit 25 mai 2011 00 h 52

    Ce n'est qu'un début !/?*

    « Jamais les hommes ne font si bien que par nécessité; mais là où chacun, pour ainsi dire, est libre d'agir à son gré et de s'adonner à la licence, la confusion et le désordre ne tardent pas à se manifester de toutes parts.»

    Nicolas Machiavel

    Le Prince

  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 25 mai 2011 01 h 07

    le canada, une fusion forcée oligarchiste ; un précédent déja établi

    Le Canada est une fusion forcée ; testez la connaissance de Howe et de l'adhésion de la N-S à la confédération au MP Stoffer, questionnez Pat Martin sur Riel et l'adhésion du Manitoba à la confédération. Même l'ouest s'en est senti aliéné.

    Ce système, cette constitution, n'ont jamais été par et pour nous. Elle a toujours été par et pour des gens comme VanHorne (du grand trunk, le chemin de fer canadian) par des gens comme J.A.MacDonnald, son avocat d'alors. Depuis, buisness as usual...

    Les anglo-montréalais ont établi, lors de la défusion de Montréal, un précédent : un registre signé par 10% initie un référendum pour abroger (ou modifier ou ratifier), ou NON, une constitution. Et si 50% 1 constituant 10% votent NON à une constitution (ie la monarchie inconstitutionnelle de 1867-1982) : basta, abrogée... J'ajouterais, pour faire certain qu'il n'y ait plus de génération perdue, sans honneur ni enthousiasme, comme la mienne, que cette ratification doit n'être que d'une durée de 15 ans.

    D'ici la, pourquoi se considérer assujetti à un contrat qu'on a jamais signé (sauf au référendum de 1992, sic.)? ; et ça vaut pour les albertains aussi...

    Guillaume Blouin-Beaudoin
    mon fédéralisme pan-américain st plus grand que le tien... et Montréal ne pourrait y être mieux placé.

  • Pascal Travers - Inscrit 25 mai 2011 01 h 22

    Pour qui Jack se prend....

    Pourquoi les fédéralistes aurais droit à 50 1 et pas les souvrainistes. De toute facon, si les Québecois décide de se séparer du Canada, ont ne demandra pas à aucune nation la permission. Aucune Nation peut empécher les Québecois de se séparer. Ont fais ce qu'ont veux. Jack, vas te couché, té dans le champs....

  • Yves Claudé - Inscrit 25 mai 2011 02 h 57

    Arlequin ... ou le triste sort des élus québécois du NPD !

    Monsieur Layton affirme avec une belle assurance que «Les Québécois ont fait confiance au NPD pour les représenter au Parlement.» Il faut remettre les réalités en perspective: ce sont en fait 26,7 % des Québécois en âge de voter qui ont choisi le NPD, c’est à dire environ le quart de cette population. Il y a donc abus de langage lorsque le leader du NPD utilise d’expression «Les Québécois» pour se revendiquer de notre confiance.

    Dans son reportage, Madame Hélène Buzzetti met en évidence la contradiction qui tenaille le NPD et en particulier les élus québécois du NPD, qui comme l’infortuné Arlequin, se retrouvent dans le rôle du «serviteur de deux maîtres»: un parti fédéraliste, qui – dixit Monsieur Layton - «croit en un Canada uni», et d’autre part une population québécoise qui n’a pas donné un tel mandat “fédéraliste” à ses élus.

    On remarque que certains de ces élus sont déjà rompus aux pirouettes de la Commedia dell’arte. Ils-elles ont manifestement travaillé le personnage d’Arlequin, d’ailleurs désexisé: «Il est connu pour sa bouffonnerie. […] il est capable d'inventer toutes sortes de stratagèmes, pirouettes ou acrobaties, mais le reste du temps, il cherche avant tout à dormir et éviter le moindre effort.» (source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Arlequin).

    On ne souhaitera pas à notre Arlequin orangiste de se faire bastonner successivement par ses deux maîtres comme c’est le cas dans la tradition théâtrale, mais plutôt de choisir clairement pour lequel de ces deux maîtres il veut s’employer ! Ceux qui choisiront le Québec auront de plus le choix entre siéger comme indépendant ou, démarche plus courageuse, rejoindre le Bloc québécois.

    Yves Claudé - sociologue

  • Theodoric - Inscrit 25 mai 2011 03 h 29

    La Clarté

    Une loi qui force la question à être claire pour que tous les gens qui y répondent savent exactement dans ce qu'ils s'embarquent, et qui rend la question invalide, ou du moins, qui nous fait remettre en question les résultats s'il n'y a pas assez de participants. Ce n'est pas nouveau, mais c'est la première fois que j'en entend parler. Ce serait complètement crétin que de ne pas la suivre. Si le Québec décide de se séparer, alors il faut réellement que la population le veuille, et non que ce soit à cause d'une magouille. (Tel un système de vote en ligne qui ne fonctionne pas convenablement, une mauvaise addresse donnée pour aller voter, etc. Toutes des choses qui ont été observées dans les élections provinciales et fédérales précédentes, ainsi qu'aux États-Unis.)