Les Canadiens se plient de bon gré à l'exercice du recensement

Les Canadiens remplissent de bon gré le questionnaire court ou long du recensement 2011 ce mois-ci, à en croire un sondage publié hier. Neuf personnes sur dix estiment que l'opération est importante et la moitié des répondants affirment en plus que le formulaire long devrait être obligatoire.

En juin dernier, le gouvernement de Stephen Harper annonçait que le questionnaire obligatoire du recensement envoyé aux ménages serait plus court et qu'une famille sur trois recevrait aussi une version longue, à remplir sur une base volontaire. Les modifications avaient entraîné le départ du grand patron de Statistique Canada, Munir Sheikh, en plus de semer la grogne chez la communauté scientifique et le milieu des affaires.

Selon un sondage Léger Marketing mené pour le compte de l'Association d'études canadiennes et diffusé hier, seuls 35 % des Canadiens sondés sont d'accord avec le caractère facultatif du formulaire long. Ils sont d'ailleurs persuadés que les données tirées de leur formulaire seront utilisées à bon escient par Statistique Canada dans 81 % des cas. Près d'une personne sur cinq croit toutefois que le formulaire court, soit celui de dix questions, devrait aussi être non obligatoire.

Quant aux questions posées, huit personnes sur dix estiment qu'il est «utile» de recueillir des données sur leur situation économique et sur leur langue. La religion, thème abordé dans le formulaire long, est un sujet qui leur semble moins pertinent dans le cadre d'un recensement: 57 % des répondants jugent qu'il est utile d'obtenir des données sur le sujet.

Le sondage Léger Marketing a été mené auprès de 1504 répondants à la mi-mai et comporte une marge d'erreur de 2,5 %, 19 fois sur 20.

Les premiers résultats du recensement 2011 seront diffusés en 2012. La collecte des données se poursuit jusqu'en juillet.
1 commentaire
  • Malartic - Inscrit 25 mai 2011 12 h 48

    toujours le "politicaillage"

    IL est malheureux que l'exercise du récensement au Canada soit devenue une source de conflit politique. Toutefois je crois qu'une bonne partis de l'information pertinente pour un récensement a d'autre source, les rapport d'impôts pourraient être une source de statistique, tout en respectant la confidentialité. Les titres de propriétés, les permis de conduires, l'assurance maladie, etc... sont tous des organismes qui peuvent être source de statistique. Les bureau de crédits, compilent toutes sortes de statistiques sur les clients qui utilisent le crédit, pourquoi le gouvernement canadien ne pourrait-il pas, se servir de ses différentes bases de données?