Denis Coderre souligne le poids du Québec

L'annonce de l'accession du Nouveau Parti démocratique (NPD) au statut d'opposition officielle à la Chambre des communes a eu l'effet d'une douche froide dans la salle où étaient réunis les partisans du candidat libéral sortant Denis Coderre.

Tout en reconnaissant qu'il s'agissait d'une journée triste pour le Parti libéral du Canada (PLC), l'ancien lieutenant québécois de Michael Ignatieff a déclaré que ces résultats avaient le mérite de mettre en lumière l'«incontournabilité» du Québec.

Mais, selon lui, les résultats, qui continuaient hier soir d'évoluer en défaveur du PLC au Québec, témoignent également de la lassitude des électeurs à l'égard du Bloc québécois, qui «prend une débarque», fait valoir M. Coderre.

Le PLC, dont la cote de popularité est demeurée famélique tout au long de la campagne électorale au Québec, luttait pour conserver ses acquis dans la grande région montréalaise en cette soirée électorale.

Dans certaines circonscriptions, les candidats sortants étaient toutefois en voie d'être reconduits dans leurs fonctions, notamment Stéphane Dion (Saint-Laurent-Cartierville), qui a été réélu avec plus de 10 000 voix devant la néodémocrate Maria Ximena Flores. Justin Trudeau conserve également sa circonscription de Papineau. Quant à Denis Coderre, il menait dans la circonscription de Bourassa au moment de mettre sous presse avec plus de 2000 voix d'avance sur son principal concurrent.

Par contre, Pablo Rodriguez (Honoré-Mercier) était devancé de plus de 1000 voix par la néodémocrate Paulina Ayala.

Selon les derniers sondages, la circonscription de Westmount-Ville-Marie, représentée par le lieutenant québécois de Michael Ignatieff, Marc Garneau, risquait de passer entre les mains de la candidate néodémocrate Joanne Corbeil.

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Avec La Presse canadienne
1 commentaire
  • André Loiseau - Inscrit 3 mai 2011 07 h 12

    Le clivage

    Le clivage s'accentuera. Ce n'est pas le Québec qui a donné sa majorité à Harper. Ce fait était contraire à ses intentions. Plus le clivage s'accentue, plus les chances d'un parti souverainiste (de gauche) augmentent.