Personnel politique - Harper a avalisé une hausse salariale

Ottawa — Si les conservateurs de Stephen Harper sont reportés au pouvoir le 2 mai, les attachés politiques des bureaux ministériels pourraient obtenir une prime alléchante lorsqu'ils reprendront leurs activités. Le gouvernement Harper a discrètement approuvé la hausse du plafond salarial alloué aux membres du personnel politique.

Dans le cas où les conservateurs devaient mordre la poussière, les aides politiques se retrouvant soudainement au chômage pourraient compter sur un confortable coussin financier. Le gouvernement conservateur a aussi approuvé la hausse de 50 % le montant maximal de l'indemnité de cessation d'emploi que ces employés ayant travaillé quatre ans ou plus peuvent empocher, qui est bonifiée de quatre à six mois de salaire, en plus de la prime de départ. La prime de départ des employés ayant fourni des services pendant moins de quatre ans demeure inchangée à un maximum de quatre mois.

Les montants du salaire et de la prime de départ sont laissés à la discrétion de chaque ministre, qui doit néanmoins respecter le budget alloué à son bureau.

Les modifications sont entrées en vigueur le 1er avril. Les ministères ont été avertis de ces changements en janvier, par une note publiée sur le site Web du Conseil du Trésor.

La Presse canadienne a obtenu une copie d'un document distribué par le Conseil du Trésor le 27 janvier, et qui fait état des différentes fourchettes salariales s'appliquant au personnel politique. Les salaires versés à ces employés ont été augmentés afin de s'harmoniser avec les différentes catégories de poste en cours dans le secteur public.

Par exemple, en vertu de cette grille, le salaire maximal d'un chef de cabinet passe ainsi de 131 000 $ à 168 000 $.

Selon un porte-parole du Conseil du Trésor, Pierre-Alain Bujold, la hausse de salaire de certaines classes d'employés devra être approuvée au préalable par un comité indépendant.

À voir en vidéo