Gérald Tremblay fait ses demandes électorales

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a à son tour mis son grain de sel dans la campagne électorale. Il a acheminé, mercredi, une missive de trois pages aux chefs des partis politiques résumant ses requêtes au futur gouvernement fédéral.

M. Tremblay appelle notamment Stephen Harper, Michael Ignatieff, Jack Layton, Gilles Duceppe et Elizabeth May à soutenir fermement le transport en commun. Il réclame que le chef de gouvernement, au lendemain des élections générales du 2 mai, appuie financièrement le projet de navette ferroviaire entre la gare Centrale et l'aéroport Montréal-Trudeau.

Gérald Tremblay, qui est également le président de la Communauté métropolitaine de Montréal, a aussi réitéré la nécessité de remplacer le pont Champlain.

Les pertes économiques liées à la congestion des artères de la région métropolitaine oscillent autour de 1,4 milliard de dollars par année, souligne M. Tremblay.

D'autre part, se disant «préoccupé par l'avenir des ménages montréalais qui sont incapables de se payer un logement convenable», le maire exhorte les chefs à assurer un financement «continu» et «récurrent» en matière de logement abordable.

Il presse les chefs à prendre parti en faveur de la survie de l'Initiative en matière de logement abordable (ILA), du Programme d'aide à la remise en état des logements (PAREL) et de l'Initiative de partenariats en action communautaire (IPAC). «Je sais que ces programmes faisaient encore, avant le déclenchement des élections, l'objet de négociations [...] et j'espère que le nouveau gouvernement poursuivra dans cette voie plutôt que de mettre fin à un pareil financement.»
1 commentaire
  • Carole Dionne - Inscrite 8 avril 2011 02 h 18

    ON N'EST PAS DES ÉLECTEURS, MAIS DES CLIENTS...

    Daniel Breton . au Club des Ex . Il a totalement raison. Les électeurs ne veulent pas savoir ce qui arrivera dans 5 ans, 10 ans, comme des petits enfants, ils le veulent tout de suite. Donc, ils n'agissent pas en bon électeur mais en client. Et les partis essaient de leur donner ce qu'ils demandent.

    Mais dans 5 ans, serons-nous comme l'Islande, le Portugal ou la Grèce? On s'en fiche. À ce moment là, on mettra le gouvernement dehors en disant qu'ils ne savent bien administrer. Mais malheureusement, cela ne changera rien: on va être dans la mer... jusqu'au cou et ce sont nos enfants qui paieront. Mais on se dira que c'est la faute des autres, etc...