Amiante - Duceppe pour une commission parlementaire

Québec — Le chef bloquiste Gilles Duceppe croit qu'une réévaluation des risques liés à l'utilisation de l'amiante est nécessaire avant de décider s'il faut relancer une mine d'amiante, dans les Cantons-de-l'Est.

Il y a deux semaines, M. Duceppe avait pourtant déclaré dans une entrevue que l'amiante de type chrysotile est utilisé de façon sûre au Québec et ne pose pas de problème de santé.

En campagne à Sherbrooke, hier, le chef bloquiste n'a pas répété cette opinion, se rangeant plutôt derrière une demande du Parti québécois, qui réclame la tenue à Québec d'une commission parlementaire sur ce sujet.

La conférence régionale des élus de l'Estrie s'est prononcée, en décembre dernier, en faveur de la relance de Mine Jeffrey, située à Asbestos, dans la circonscription fédérale de Richmond-Arthabaska, où le député bloquiste André Bellavance brigue un nouveau mandat.

M. Duceppe a déclaré que l'opposition grandissante au projet rend un débat nécessaire afin d'entendre des experts dont les opinions divergent quant à la possibilité d'utiliser l'amiante de façon sécuritaire.

Le gouvernement québécois étudie la possibilité de soutenir financièrement la relance de Mine Jeffrey, ce qui lui a valu de nombreuses mises en garde d'autorités de la santé publique craignant les risques liés à l'utilisation de ce minerai cancérigène, au Québec comme à l'étranger.

Selon M. Duceppe, la relance de Mine Jeffrey passe par une commission parlementaire, comme le PQ l'a réclamé au gouvernement du premier ministre Jean Charest.
 
1 commentaire
  • Franfeluche - Abonné 4 avril 2011 09 h 50

    D'accord

    S'il faut une commission parlementaire pour débattre de l'utilisation sécuritaire de l'amiante, je suis d'accord. Personnellement, je crois qu'il est non seulement possible de le faire d'une façon sécuritaire, mais que cela se fait actuellement au niveau de l'extraction du produit au Québec et au niveau de son utilisation dans plusieurs pays. Depuis le début des années 70, il n'y a pas de nouveaux cas répertoriés à Asbestos de personnes ayant été victimes du chrysotile. Pourtant, il y en qui affirment qu'il est impossible de le faire. Ayoye !

    Ceci étant dit, il faudrait que cette commission siège dans les plus brefs délais possibles, car la prise de décision quant à la prise de décision de soutenir financièrement la relance, ne doit pas s'éterniser.