Réforme démocratique - Le PLC veut un Parlement plus ouvert

Ottawa — S'il est élu, Michael Ignatieff apportera un certain nombre de changements pour, dit-il, rendre le gouvernement fédéral plus ouvert et la Chambre des communes, plus pertinente.

D'entrée de jeu, le chef libéral fait son mea-culpa au nom des administrations qu'a dirigées son parti dans le passé. «Le déclin de la démocratie au Canada n'a pas commencé avec l'élection du gouvernement Harper. Tous les partis politiques ont contribué aux tendances des dernières décennies.»

Le Parti libéral propose de réformer le système d'accès à l'information. Au lieu d'avoir à déposer des demandes au gouvernement, et payer les 5 $ requis, les citoyens pourront s'attendre à ce que l'information soit de manière proactive affichée en ligne dans un format «transparent et interrogeable». Lorsqu'une demande sera quand même nécessaire, ses résultats seront affichés en ligne. Ainsi, d'autres personnes se posant les mêmes questions pourront obtenir les mêmes réponses sans refaire tout le processus.

Michael Ignatieff s'engage aussi à mettre sur pied une énorme base de données en ligne qui contiendra toutes les subventions, toutes les contributions et tous les contrats accordés par Ottawa. En outre, le recensement, dans sa version longue, redeviendra obligatoire.

M. Ignatieff propose aussi de modifier la période de questions à la Chambre des communes. Il suggère d'imposer des thèmes certains jours, avec obligation pour les ministres concernés d'être présents. Une journée par semaine serait réservée entièrement au premier ministre, comme c'est le cas en Grande-Bretagne. Une fois par semaine, une période de questions citoyennes serait tenue, permettant aux Canadiens d'interroger en ligne leurs ministres. Le premier ministre aurait l'obligation d'y participer au moins une fois par mois.

Enfin, M. Ignatieff s'engage, s'il est élu premier ministre, à convoquer «régulièrement des réunions face-à-face» avec tous les chefs d'opposition afin de «faire le point sur le ton des discussions parlementaires, la productivité dans la conduite des affaires publiques et sur les mandats d'études approfondies confiés aux comités».