Projections de sièges (1ère semaine)

Depuis l'élection du deuxième gouvernement minoritaire consécutif de Stephen Harper en 2008, les intentions de vote des Canadiens n'ont pas changé radicalement.



Le samedi 2 avril


Depuis l'élection du deuxième gouvernement minoritaire consécutif de Stephen Harper en 2008, les intentions de vote des Canadiens n'ont pas changé radicalement.

Avec une telle stabilité, ce n'est pas une surprise qu'après seulement une semaine de campagne, les intentions de vote soient restées virtuellement inchangées. Selon la moyenne des sondages nationaux compilée par Le Devoir-ThreeHundredEight.com, le Parti conservateur a augmenté ses appuis de 0,4 point depuis sept jours.

Avec 38,6 % des intentions de vote, les conservateurs remporteraient 151 sièges, un de moins que la semaine dernière dans nos projections, mais toujours huit de plus qu'à la dissolution des Communes.

Les libéraux n'ont pas bougé et sont encore à 27,4 %. Selon la projection, ils seraient en mesure de gagner 73 sièges au Canada, un de plus depuis une semaine.

En Ontario, les conservateurs ont fait des gains importants, alors que l'ampleur de l'avance semble osciller entre 10 et 15 points. C'est peut-être une nouvelle tendance, mais il est beaucoup trop tôt pour y voir quelque chose de définitif.

Reste qu'il n'est pas facile de battre des députés sortants, et les libéraux semblent maintenant capables, selon les projections, de conserver leurs sièges à risque dans la banlieue de Toronto. Au total, on alloue actuellement 55 sièges en Ontario aux conservateurs, contre 36 aux libéraux et 15 aux néodémocrates.

Lire la synthèse hebdomadaire en entier



Le vendredi 1er avril


Avec seulement une firme de sondage active pendant cette première semaine de campagne, la projection Le Devoir-ThreeHundredEight.com ne change que lentement. Mais c’est peut-être aussi parce que les intentions de vote au Canada ne changent pas beaucoup. C’est tôt dans la campagne, et ça va prendre des journées, voir des semaines, avant que les Canadiens commencent à analyser les partis et leurs chefs avec plus d’intérêt.

N’empêche, aujourd’hui, il y a encore un changement d’un siège au Québec. Les conservateurs ont augmenté leur appui par seulement 0,1 point, mais combiné avec la baisse de 0,1 point du Bloc québécois, le comté de Beauport–Limoilou, très serrée, est de retour dans les projections à la députée conservatrice Sylvie Boucher.
 
Cela dit, c’est toujours le Bloc qui est loin en avant au Québec: 38,9 % contre 20,4% pour les conservateurs et 20,2 % pour les libéraux.
 
L’autre changement intéressant est dans le Canada de l’Atlantique. Là-bas, les conservateurs ont perdu 0,5 point au profit principalement du NPD (un gain de 0,4 point). On verra si l’appui que Stephen Harper vient de donner au projet du Bas-Churchill va augmenter son appui dans la région.
 

Le jeudi 31 mars


Si les conservateurs semblent être stables depuis quelques jours, les libéraux sont en train de faire de légers gains en Colombie-Britannique, au Québec, et dans le Canada de l’Atlantique. Mais ce sont les néo-démocrates qui souffrent des gains de Michael Ignatieff.
 Les conservateurs semblent cloués à 38,6 %, le niveau d’appui qu’ils maintiennent depuis trois jours. Les libéraux, par contre, font un gain de 0,4 point et sont maintenant à 27,3 % dans la moyenne des sondages nationaux.

Pour le NPD, c’est une perte de 0,3 point. Ils sont à 16,6 % et 33 sièges dans la projection Devoir-ThreeHundredEight.com, et les libéraux sont aussi stables avec 73 sièges. Mais c’est entre le Parti conservateur et le Bloc québécois que les choses changent.

Le parti de Stephen Harper perdrait le comté de Beauport–Limoilou dans la projection. C’est le candidat du Bloc, Michel Létourneau, qui est maintenant projeté avoir l’avance contre la députée conservatrice Sylvie Boucher. Un récent sondage Segma en témoigne.

Cela donne 52 sièges au Bloc québécois, contre 12 au PLC, 10 au PC, et 1 au NPD au Québec. Au Canada, cela réduit le total du Parti conservateur à 150 sièges. Cela donnerait à M. Harper un autre gouvernement minoritaire.


Le mercredi 30 mars


Avec un nouveau sondage de Nanos Research qui calcule l’écart entre le Parti conservateur et le Parti libéral à moins de 10 points, la projection du Devoir-ThreeHundredEight.com indique des gains mineurs pour le parti de Michael Ignatieff dans presque tous les coins du pays. Mais les conservateurs ont toujours le contrôle de la situation.

Le parti de Stephen Harper n’a pas bougé depuis hier, et il est à 38,6 % d’appui dans la moyenne des sondages nationaux. Les libéraux ont grimpé de 0,2 point à 26,9 %, et ils ont pris un siège au NPD en Colombie-Britannique dans la projection.
 
Dans cette province, le PLC et le NPD ont fait de petits gains aux dépens des conservateurs, qui mènent toujours avec 39,9 % d’appui. Les conservateurs sont projetés de gagné 22 sièges dans la province de la côte ouest, contre sept sièges chacun pour les libéraux et les néo-démocrates. C’est le comté de Vancouver–Kingsway, près du centre-ville de Vancouver, qui a changé de cap (du NPD au PLC) dans la projection. 
 
Il y a d’autres courses serrées en Colombie-Britannique: dans Burnaby–Douglas et Surrey North, deux comtés dans la grande région de Vancouver, les conservateurs ont une mince avance de moins de cinq points sur des candidats du NPD, selon notre projection. Certainement, le comté de Saanich–Gulf Islands où la chef du Parti vert Elizabeth May est candidate est une autre lutte chaude.
 
Au Québec, les libéraux ont fait un petit rebond de 0,3 point, mais ils tirent toujours de l’arrière sur le Parti conservateur, 19,9 % contre 20,2 %. Le Bloc québécois a perdu 0,2 point, mais mène avec 39 % d’appui.

 

Le mardi 29 mars

Il y a seulement un siège de moins qu’hier pour les conservateurs et un de plus pour les néo-démocrates, mais la nouvelle projection d’aujourd’hui du Devoir-ThreeHundredEight.com indique de légers changements au Québec.

Au Canada, dans la moyenne des sondages nationaux, les conservateurs ont maintenant une avance de presque 12 points et sont à 38,6 % d’appui, ce qui donnerait au parti de Stephen Harper 151 sièges dans la Chambre des communes. À 26,7 %, les libéraux sont à moins d’un demi-point de plus que Stéphane Dion à l’élection de 2008, mais pourraient aussi gagner cinq sièges de moins, soit 72 en total.
 
Pour le NPD et Jack Layton, c’est une autre journée de gain dans les sondages, alors que le parti est maintenant à 16,7 % et 34 sièges.
 
Les deux comtés qui changeraient d’allégeance sont aux deux limites du pays: Vancouver–Kingsway en Colombie-Britannique et Moncton–Riverview–Dieppe au Nouveau-Brunswick. Dans le premier cas, c’est le député du NPD, Don Davies, qui est en avant. À l’Est, le libéral Brian Murphy est maintenant le favori, alors que le comté était aux mains des conservateurs dans la précédente projection.
 
Au Québec, ce n’est pas un changement de siège qui est important. Les conservateurs sont actuellement deuxièmes dans la province à 20,2 % d’appui, selon la moyenne des sondages. Les libéraux sont en chute et ont perdu un demi-point pour atteindre 19,6 %. Les néo-démocrates, avec un gain de 0,5 point, sont maintenant à 14,7 % au Québec. Le Bloc québécois est toujours dominant dans la province, avec 39,2 % d’appui et 51 sièges.
 

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Collaboration spéciale

Éric Grenier est auteur du site ThreeHundredEight.com. Il livre ses résultats et analyses régulièrement sur le site Internet du Devoir et tous les samedis dans la version papier Pour plus d’informations sur la méthodologie, consultez ce texte de présentation. Vous pouvez également obtenir plus de détails en consultant le site    ThreeHundreEight.com (en anglais).
14 commentaires
  • Jude-Jean - Abonné 28 mars 2011 12 h 58

    Déprimant !

    Déprimant cette perspective qui semble bien réelle de voir un gouvernement conservateur majoritaire au prochain parlement.

    Voilà des gens qui bafouent sans vergogne nos institutions démocratiques lorsque les règles ne servent pas leur intérêts et nous, bande de caves, allons les reporter au pouvoir, qui plus est avec une majorité.

    Il serait bon de simplement se rappeler qu'Adolf Hitler a pris le pouvoir à la faveur d'une élection.

  • Louis-Gerard Fregeau - Inscrit 28 mars 2011 13 h 14

    On peut voter pour le Bloc

    En prenant pour acquis que ces chiffres se confirme au soir de l'élection. Je n'ai donc plus aucune raison de ne pas voter bloc, si s'est mon choix, puisque la popularité du PCC fait qu'il sera au mieux minoritaires et au pire majoritaires.

    Bon eh bien est-il possible de raccourcir la campagne et d'aller voter lundi prochain?

  • Andre Vallee - Inscrit 28 mars 2011 15 h 56

    Votons Bloc Québécois

    Montrons que nous sommes là et empêchons Harper de devenir majoritaire. Je pense que le Canada n'a pas eu de premier ministre, l'Alberta en a eu 2. Laissons-ça comme ça.

  • Nelson - Inscrit 28 mars 2011 21 h 56

    Oui à l'alliance PL,PND, et Bloc...avant les élections...pour éviter diviser le vote. ( Pacte par omission)

    Dans les comptés que les conservateurs pourraient rentrer à cause que le vote des autres est divisé, les autres partis doivent retirer le candidat que n'ai pas des chances.

    En Ontario surtout, et aussi dans le reste du Canada, il y a beaucoup des comptés que les libéraux et le néodemocrates ensembles sont plus nombreux que le parti conservateur, mais ce dernier rentrerait, parce que le vote des autres est divisé...il est essentiel que le candidat avec moins des chances entre le liberal et le neodemocrate, se retire de la course.

    Une entente des compensations à travers le pays, donnerait plus des députés aux libéraux et néodemocrates, ET ÉVITERAIT QUE LES CONSERVATEURS RENTRENT MAJORITAIRES.

  • perro blanco - Inscrit 28 mars 2011 22 h 04

    Ce qu'il nous faut: 73/75 pour le Bloc!

    Moi, je suis libéral d'allégeance naturelle, mais je ne suis pas hostile ni au Bloc - quoique non souverainiste - ni au NPD, car j'avoue que j'aime bien Layton, Mulcair et Codère, par exemple.
    Cependant, étant donné la situation actuelle et le risque élevé d'élire un gouvernement conservateur, je devrai accepter de voter stratégiquement et donner mon vote au Bloc. Pas de chance à prendre!
    Alors, ça nous prend 75 comtés «NON CONSERVATEURS» au Québec. Si les Québécois comprennent la situation et SE TIENNENT, ils accepteront ma proposition, en attendant que les grands partis fédéraux comprennent enfin à leur tour qu'ils doivent améliorer leur offre au Québécois de manière à ce qu'ils y trouvent leur compte et s'y reconnaissent.
    En attendant, il ne faut absolument pas diviser le vote, être sages, stratégiques, et ne pas se tirer dans les pieds en faisant le jeu des Conservateurs.