Déçu, Jean Lapointe quitte le Sénat sans tristesse

Ottawa — Le sénateur Jean Lapointe délaissera dans une semaine son rôle politique pour retrouver sa passion première, la scène. Et le moment de faire ses adieux au Sénat ne sera pas venu trop tôt pour cet homme qui, tout compte fait, s'est aperçu qu'il n'avait peut-être pas cette vocation.

Nommé au Sénat par Jean Chrétien, en 2001, Jean Lapointe quittera la Chambre haute à la fin de la semaine, à l'approche de son 75e anniversaire qu'il célébrera le 6 décembre. Mais si la Constitution canadienne a choisi pour lui le moment de son départ, le sénateur reconnaît qu'il ne serait pas resté bien plus longtemps.

Disant avoir des sentiments ambivalents à l'approche de son départ, M. Lapointe avait néanmoins peu de bons mots pour la Chambre haute où il a siégé pendant neuf ans et demi.

Déçu de son passage dans la capitale fédérale, cet artiste avant tout a trouvé le monde politique difficile, irrité par les tractations qui se font parfois en coulisse, avoue-t-il.

«Je n'aime pas la politique. Je n'ai pas aimé ça. Il y a bien des combines qui se font», explique-t-il de la façon de faire les choses, une réalité qu'il a rapidement observée dès le début de son mandat. Mais M. Lapointe répète qu'il n'y a jamais participé. «Je n'ai jamais cédé d'un pouce [au moment des votes], j'y suis allé selon ma conscience puis selon mes connaissances [...] La ligne de parti, j'en ai rien à cirer. Qu'ils en fassent une, ligne, moi je ne la connais pas», dit-il d'un ton catégorique.
3 commentaires
  • Malartic - Inscrit 3 décembre 2010 00 h 41

    Un Sénateur pas à la hauteur!...

    J'ai entendu M. Lapointe à son interview à l'émission Les Coulisse du Pouvoir. Il a le droit d'être déçu que son projet de loi sur les jeux de hazards ait été tabletté mais il a sombré un peu bas en ramenant un
    vieux cliché du tempérament latin des francophone, bouillant mais franc alors que les anglos sont plus flegmatique, mais hypocrite.
    Comme j'avais enregistré l'interview, je l'ai ré-écouté et j'étais encore
    plus déçu. Le language de M, Lapointe aurait été correct dans une taverne, mais d'un piètre choix pour le Sénat. Un autre mauvais choix de Jean Chrétien.

  • Laurent Desbois - Inscrit 7 décembre 2010 11 h 25

    Jean Lapointe un vrai fédéraliste, mais… souverainiste dans l’au delà!

    Jean Lapointe un vrai fédéraliste, mais… souverainiste dans l’au delà!

    "Parce que j'ai été témoin d'une chose très importante ici: les deux solitudes je les ai vues, je les ai vécues. Je ne suis pas souverainiste pour l'instant, mais il n'est pas dit que je ne le serai pas dans deux ans", laisse-t-il tomber Jean Lapointe.

    Petit rappel, dans deux ans, vous aurai 77ans et selon Statistiques Canada, vous avez 95% des chances d’être mort!!!!

    Au fil des ans, j’ai constaté que les fédéralistes évitent et refusent de répondre à des questions précises sur le Canada, son histoire et la condition des francophones hors-Québec. Dans votre cas, vous avez inventé une subtile variante, en en parlant dans l’au delà, plutôt que lorsqu’on vous paye 100,000$ pour en parler.

    M. Lapointe, retournez donc faire le clown avec Jérôme Lemay, tout en gardant le même cachet de vos amis d’Ottawa. C'est un rôle qui vous convient parfaitement, mais qui ne nous fait plus rire.

    Laurent Desbois

    Ex-franco-Ontarien,
    fier Québécois depuis trente ans,
    et canadian… par la force des choses et temporairement …. sur papiers seulement!

  • Laurent Desbois - Inscrit 8 décembre 2010 11 h 37

    aux prises avec de grosses dettes?????

    Suite à un échec spectaculaire en France, aux prises avec de grosses dettes, Lapointe était dans la merde par-dessus les oreilles. C’est alors que Jean Chrétien le sauva des eaux. Lapointe, le grand ami de Félix, est devenu le petit caniche de grand-père des commandites.

    Combien comme lui ? Combien ont fait carrière à Ottawa sans la moindre conviction fédéraliste ?