Octroi de subventions - Les clauses linguistiques devraient être clarifiées

Ottawa — Les clauses linguistiques rattachées à l'octroi de subventions par le gouvernement fédéral doivent être renforcées pour éviter des couacs comme celui de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver, recommande le commissaire aux langues officielles.

Dans son Rapport final d'enquête sur cette cérémonie — dont Le Devoir a obtenu les conclusions —, Graham Fraser confirme les suggestions adressées à Ottawa dans un rapport préliminaire distribué à la mi-août. Les 38 plaignants et les autorités gouvernementales avaient jusqu'au 3 septembre pour commenter le premier rapport et apporter des modifications.

Après étude du dossier, M. Fraser conclut en trois pages qu'il faut «inclure dans les accords de contribution des clauses linguistiques qui encadrent davantage les organismes bénéficiaires quant à leurs responsabilités dans la prise en compte de la dualité linguistique».

Il recommande aussi à Ottawa de «veiller à ce que les résultats attendus ainsi que les indicateurs de rendement soient définis de telle sorte que les organismes bénéficiaires connaissent bien leurs obligations pour assurer l'égalité des deux langues officielles», et cela, de manière à «refléter la dualité linguistique du pays».

Le commissaire attend donc d'Ottawa une plus grande vigilance à l'avenir. Pour la cérémonie d'ouverture des Jeux de Vancouver, le fédéral a accordé 20 millions au comité organisateur (COVAN). Mais les exigences linguistiques floues rattachées au contrat ont fait en sorte de reléguer le français à un rôle de figurant.

Cette absence du français avait été largement décriée au lendemain de la cérémonie, notamment par le ministre du Patrimoine, James Moore.

Le COVAN avait pour sa part défendu ses choix en affirmant que la présence du français avait été plus importante que ce que l'oreille pouvait percevoir.
1 commentaire
  • Roland Berger - Inscrit 26 novembre 2010 16 h 24

    Ça fait pourtant « cute »

    Les têtes carrées de l'Ouest ne sont même pas foutus de se rendre compte que de faire dans les deux langues officielles fait « cute », et que cette « cuteness » leur attirerait des regards approbateurs de partout dans le monde. Mais ils se foutent aussi de l'opinion internationale. Ils sont complets par eux-mêmes, comme se prétend leur leader, Stephen.
    Roland Berger