En bref - L'ombudsman des Anciens Combattants exige une enquête

Ottawa — L'ombudsman canadien des Anciens Combattants a déclaré qu'il exigeait du Commissariat à la protection de la vie privée une enquête sur les raisons expliquant les centaines de consultations de son dossier du ministère des Anciens Combattants.

Pat Strogan a affirmé qu'il croit que des informations confidentielles de ce document ont été utilisées de façon inappropriée, à l'image des révélations de cette semaine concernant un autre opposant de ce ministère. Sean Bruyea, qui était la figure la plus connue des droits des vétérans, avant la nomination de M. Strogan en 2007, a révélé la semaine dernière que des passages de ses rapports médicaux et psychiatriques s'étaient retrouvés dans une note d'information adressée à Greg Thompson, l'ancien ministre des Anciens Combattants. Son dossier a été consulté 648 fois par des fonctionnaires du ministère, dont des planificateurs de politiques n'ayant aucun lien avec ses traitements ou ses prestations de retraite. M. Strogan n'a toutefois pas de telles preuves écrites en sa possession, que M. Bruyea a obtenues à la suite d'une demande formulée en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Il a indiqué qu'il était inquiet et qu'il avait des doutes quant à la sincérité des personnes du ministère. Lorsque l'affaire de M. Bruyea a été rendue publique, la semaine dernière, M. Strogan avait révélé dans une entrevue à La Presse canadienne qu'il savait, en 2007, que son dossier avait été consulté plus de 400 fois, mais qu'il avait alors cru que ce n'était rien de plus qu'une lente curiosité.