Harper veut «resserrer les lois» en réaction à l’arrivée du MV Sun Sea

Le premier ministre Stephen Harper a affirmé aujourd’hui que le gouvernement n’hésiterait pas à rendre plus strictes les lois canadiennes sur la migration clandestine.

En réponse à une question sur l’arrivée au Canada vendredi dernier d’un bateau de migrants en provenance du Sri Lanka, M. Harper a affirmé que le Canada était une terre d’asile, mais que l’arrivée clandestine de centaines de personnes au pays faisait émerger d’importants problèmes de sécurité.

Il a affirmé que les Canadiens s’inquiètent du fait que de pleins bateaux de gens puissent ainsi débarquer au pays.

Selon le premier ministre, le problème de l’immigration clandestine est un phénomène qui retient de plus en plus l’attention à travers le monde, et que son gouvernement n’hésiterait pas à resserrer les lois existantes.

Audiences publiques pour les médias


Par ailleurs, les journalistes ont reçu aujourd’hui l’autorisation d’assister aux audiences relatives à la détention des potentiels réfugiés, mais le Congrès tamoul canadien et d’autres groupes de pression n’auront pas cette chance.

Ces audiences servent à déterminer si les autorités peuvent garder les migrants en détention jusqu’à ce que leur identité soit confirmée. Elle sont normalement tenues à huis clos, mais un membre de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, Leeann King, a jugé qu’il était dans l’intérêt public que des journalistes puissent assister aux procédures.
Mme King a par ailleurs refusé la présence de membres du Congrès tamoul canadien, affirmant qu’ils pourraient s’informer par le biais des médias.

Les avocats des migrants et de l’Agence des services frontaliers du Canada avaient plaidé que le huis clos devait être maintenu afin de protéger l’identité des demandeurs du statut de réfugié.
La commissaire a interdit la publication de détails tels que le nom, l’âge et le lieu de naissance des passagers du MV Sun Sea.

La commissaire King a expliqué sa décision en affirmant que l’ouverture des procédures donnerait au public une meilleure compréhension des migrants et de leur choix de s’embarquer pour un voyage difficile, coûteux et illégal à travers l’océan Pacifique.

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