Détenus afghans : Le ton des discussions s'améliore

Ottawa — Après la méfiance et les menaces d'élection, l'ouverture. Les quatre partis présents à la Chambre des communes ont eu hier une première rencontre, jugée «constructive», pour tenter de dénouer l'impasse dans le dossier des documents liés au transfert des détenus afghans.

Forcé par le président de la Chambre, Peter Milliken, de trouver d'ici deux semaines un mécanisme qui permettra aux parlementaires d'avoir accès à des documents non censurés sans mettre en péril la sécurité nationale, le gouvernement et l'opposition ont baissé le ton hier.

Les quatre leaders parlementaires et quelques députés se sont rencontrés en matinée pour une séance de travail qui laisse présager qu'une entente sera possible. Les mêmes joueurs se réuniront lundi matin pour poursuivre le travail.

«Ce fut très positif, a commenté le leader du gouvernement, Jay Hill. Ç'a très bien été, il y avait une bonne ambiance dans la salle pour essayer d'en arriver à une résolution qui soit dans l'intérêt supérieur du Parlement.» M. Hill n'a pas voulu commenter les détails des propositions discutées, mais il a indiqué qu'il y a eu des «échanges d'opinions sur un certain nombre de mécanismes potentiels».

Le critique du Nouveau Parti démocratique en matière de sécurité, Jack Harris, a mentionné qu'il y a une volonté commune de «faire ça rapidement et de ne pas pousser à la limite» le délai octroyé par Peter Milliken. La rencontre d'hier a été une «discussion ouverte, sans affrontement», a-t-il dit. «Le gouvernement a écouté beaucoup et posé des questions, montrant qu'il prend la chose au sérieux», a ajouté Pierre Paquette, leader parlementaire du Bloc québécois.

Les trois partis d'opposition ont été clairs sur le fait que «ce sont des parlementaires qui doivent juger» de la sensibilité des documents, a mentionné Ralph Goodale, leader pour les libéraux. De plus, on souhaite que soit exclu du mécanisme trouvé l'ancien juge Frank Iacobbucci, nommé par le gouvernement en mars pour réviser la censure des documents. L'opposition estime qu'il ne peut avoir la neutralité souhaitée dans ce dossier.
3 commentaires
  • Sanzalure - Inscrit 30 avril 2010 07 h 24

    Quelle sécurité nationale ?

    Si le gouvernement Harper avait vraiment notre sécurité nationale à coeur, il n'enverrait pas nos soldats chercher le trouble un peu partout dans le monde. Qui sème le vent récolte la tempête.

    Serge Grenier

  • BROMONTOIS - Inscrit 30 avril 2010 13 h 30

    À QUI LA FAUTE.

    Le citoyen qui vote ou ne vote pas est responsable des décisions de son gouvernement.
    N'avons-nous pas responsabilisé le peuple allemand face aux agissements d'Hitler et de son armée ???
    Mais n'est-ce pas les libéraux au début qui ont impliqué l'armée canadienne ???
    Serions-nous doublement coupable ???

  • Sanzalure - Inscrit 30 avril 2010 17 h 30

    C'est quoi la différence ?

    Quand les conservateurs sont au pouvoir, ils se défendent en accusant les libéraux. Quand les libéraux sont au pouvoir, ils se défendent en accusant les conservateurs.

    Mais en ce qui me concerne, c'est du pareil au même. C'est toute la même sorte de monde. Les deux ont de nombreux squelettes dans leurs placards. Et les deux devraient faire un grand ménage dans leurs rangs.

    Bon sang, c'est rendu que les Hells Angels ont un code d'honneur plus strict que celui de la classe politique !

    Serge Grenier