La ministre d’État à la Condition féminine, Helena Guergis, démissionne

La ministre d’État à la Condition féminine, Helena Guergis, démissionne dans la foulée d’un scandale et demeurera à l’écart du caucus conservateur le temps qu’il faudra pour faire la lumière sur l’affaire.

Le premier ministre Stephen Harper a confirmé lors d’un point de presse imprévu ce midi qu’il avait été mis au courant d’allégations sérieuses, que Mme Guergis lui a avait soumis sa démission, et qu’il l’avait acceptée.

«Ces allégations ont rapport avec la conduite de Mme Guergis, et n’impliquent aucun autre ministre, aucun autre député, aucun sénateur et aucun employé du gouvernement fédéral», a noté M. Harper.

«J’ai référé les allégations au commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique ainsi qu’à la GRC», a ajouté le chef conservateur.

L’actuelle ministre des Travaux publics, Rona Ambrose, assumera dans l’avenir le portefeuille de la Condition féminine.

Mme Guergis et son mari, l’ancien député conservateur Rahim Jaffer, se sont tous deux récemment retrouvés dans la controverse ces derniers mois.

La députée de Simcoe-Grey a dû s’excuser pour s’être emportée en février à l’aéroport de Charlottetown, une ville que, dans la colère, elle a traité de «trou». Son mari s’est lui aussi retrouvé sous les projecteurs après avoir été arrêté par la police et accusé de conduite en ébriété ainsi que de possession de cocaïne.

Jeudi, le quotidien Toronto Star révélait par ailleurs qu’un partenaire d’affaire de M. Jaffer se serait vanté que ce dernier pouvait ouvrir les portes du bureau du premier ministre à ses clients.
En point de presse, M. Harper a voulu rajuster le tir.

«La suggestion qui a été faite que M. Jaffer a une porte ouverte à mon bureau est tout à fait fausse», a-t-il assuré.

Quelques minutes avant la conférence de presse du premier ministre, Mme Guergis avait elle-même avisé certaines personnes de sa démission dans un courriel.