Émissions polluantes des véhicules - L'opposition se moque des positions de Prentice

Le ministre Jim Prentice a indiqué lundi qu’Ottawa et Washington adopteront exactement le même règlement pour réduire les émissions polluantes des véhicules.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le ministre Jim Prentice a indiqué lundi qu’Ottawa et Washington adopteront exactement le même règlement pour réduire les émissions polluantes des véhicules.

Ottawa — Les derniers propos du ministre Jim Prentice ont été reçus hier comme l'ultime preuve que le Canada a abdiqué sa souveraineté aux mains des Américains en matière environnementale.

«M. Prentice se cache derrière les jupes de l'administration Obama, a dénoncé David McGuinty, critique libéral en environnement. C'est toujours la stratégie des conservateurs pour ne rien faire.»

Le ministre Prentice a indiqué au cours d'entrevues accordées lundi qu'Ottawa et Washington adopteront exactement le même règlement pour réduire les émissions polluantes des véhicules. Il a aussi confirmé que l'idée de créer un régime nord-américain de plafonnement et d'échange des émissions de gaz à effet de serre (GES) était mise entre parenthèses à cause du blocage du projet aux États-Unis.

Au Bloc québécois, le critique Bernard Bigras a déploré que «la solution canadienne qui avait été promise par les conservateurs dans la lutte contre les changements climatiques soit devenue une solution américaine. Nous avons un gouvernement qui utilise sans cesse le plus petit dénominateur commun», a-t-il dit.

M. Bigras observe qu'aux États-Unis et au Canada, ce sont souvent les États et les provinces qui font avancer le dossier. «Les gouvernements centraux abdiquent leur responsabilité; ceux qui négocient les gros accords laissent passer le train.»

M. Prentice a indiqué lundi ne pas avoir voulu critiquer le Québec quand il a qualifié de «sottise» l'adoption d'un règlement contre la pollution automobile, largement inspiré des normes californiennes. «Il ne peut pas nier ses propres mots, a rétorqué David McGuinty. C'est comme battre un chien avec un bâton et dire: oups, ce n'était pas mon intention.»
1 commentaire
  • Hubert Grégoire - Inscrit 24 février 2010 10 h 06

    Un chien sot

    Cet article reflète-t-il les positions des députés fédéralistes à Ottawa envers le Québec?
    M. Prentice dit que le Québec est sot de vouloir préserver l'environnement et M. McGuinty en rajoute en comparant le Québec à un chien qu'on peut battre...
    Le gouvernement et l'opposition unis dans le dénigrement du Québec! Au moins ils s'entendent sur un sujet...