Le Parti vert veut se faire connaître et voir au Québec

Le recrutement de Georges Laraque n'est que le premier jalon d'une entreprise de visibilité du Parti vert du Canada au Québec. Une tournée dans la province et des conférences de députés verts européens sont aussi au menu d'ici la fin du printemps.

En entrevue avec Le Devoir, le nouveau chef adjoint du Parti vert du Canada, l'ancien journaliste Jacques Rivard, affirme que tout est à faire pour sa formation dans la province. «Au Québec, on fait 3,5 % dans les intentions de vote, alors qu'on frôle les 10 % dans les autres provinces. Il faut davantage montrer notre parti et afficher ce qu'on a à offrir», dit-il.

M. Rivard reconnaît à demi-mot que l'embauche de l'ancien joueur de hockey Georges Laraque en tant que conseiller est avant tout un coup de marketing. «Il attire l'attention; c'est quelqu'un de populaire et ce n'est pas mauvais, dit-il. Mais c'est aussi un gars engagé dans plusieurs causes intéressantes et qui veut aider son pays à devenir plus vert.»

Georges Laraque fera d'ailleurs partie de la tournée du Québec prévue ce printemps par Jacques Rivard. Le chef adjoint du Parti vert du Canada entend se rendre dans toutes les régions pour faire connaître son parti et commencer à structurer les circonscriptions en vue de la prochaine bataille électorale. «Présentement, les circonscriptions sont laissées à elles-mêmes. C'est un peu "peace and love" comme mentalité. Ça doit changer», dit-il.

L'une des premières étapes sera d'ailleurs d'améliorer les communications en français. Par exemple, le communiqué de presse envoyé aux journalistes lundi pour officialiser l'embauche de Georges Laraque était uniquement en anglais, même si toutes les personnes citées sont francophones et viennent du Québec. «C'est inacceptable. Il faut que le français et l'anglais sortent en même temps. C'était clairement une erreur», dit Jacques Rivard.

Le Parti vert du Canada souhaite aussi inviter plusieurs conférenciers européens à parler de l'importance des verts dans le monde. «Il y a 168 députés verts sur la planète, répartis dans 15 pays. Partout où des verts ont été élus, le pays a respecté le protocole de Kyoto. Il y a une crédibilité chez les verts qu'il faut enseigner ici. On veut montrer que c'est possible d'avoir des verts au Parlement», dit-il.

La première conférence a d'ailleurs lieu demain soir à l'Université McGill, à Montréal, alors que Baerbel Hoehn, ancienne ministre de l'Environnement, de l'Agriculture et de la Consommation pour les verts en Allemagne, prendra la parole.