Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Le PLC en remontée au Québec

Le parti de Michael Ignatieff a été plus efficace dans les dernières semaines pour profiter de l’insatisfaction envers le gouvernement Harper, croit Léger Marketing.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le parti de Michael Ignatieff a été plus efficace dans les dernières semaines pour profiter de l’insatisfaction envers le gouvernement Harper, croit Léger Marketing.

Le Parti libéral du Canada (PLC) poursuit sa lente remontée dans les intentions de vote au Québec. Après avoir atteint un creux cet automne à 20 %, le parti de Michael Ignatieff récolte maintenant 27 % des intentions de vote dans la province, selon un nouveau sondage Léger Marketing-Le Devoir. L'appui aux autres partis fédéraux dans la province est plutôt stable.

Selon le vice-président de Léger Marketing, Christian Bourque, le PLC a été plus efficace dans les dernières semaines pour profiter de l'insatisfaction envers le gouvernement Harper. Michael Ignatieff est plus présent dans les médias et plus attentif aux dossiers qui surgissent dans l'actualité.

«Les libéraux ont été efficaces depuis un mois, dit-il. Aller au Parlement pour travailler et montrer aux Canadiens qu'ils sont là malgré la décision de Harper de fermer la Chambre des communes, c'était une bonne idée.»

Selon lui, si les tristes événements en Haïti n'avaient pas autant attiré l'attention par leur gravité, le PLC aurait peut-être davantage grimpé dans les sondages. «La grogne autour de la prorogation a été très forte, et l'opposition a su en profiter malgré les événements internationaux qui ont pris beaucoup de place. Au Québec, les libéraux reçoivent de nouveau l'appui qu'ils avaient avant la démission de Denis Coderre», dit M. Bourque.

Le Bloc québécois se maintient toutefois en tête, avec 38 % des intentions de vote (-2 % depuis janvier). Le PLC obtient quant à lui 27 % (+4 %), alors que le Parti conservateur est plutôt stable depuis le dernier coup de sonde, avec 16 % (-1 %). Le NPD est crédité de 12 % des intentions de vote (-3 %), pendant que le Parti vert du Canada obtient 6 % (+2 %).

Chez les francophones, le Bloc québécois reçoit 46 % des intentions de vote, suivi du PLC (21 %), du PC (15 %), du NPD (12 %) et du PVC (5 %).

Taux de satisfaction très bas

Le taux de satisfaction envers le gouvernement Harper reste très bas, à 23 %. Il s'est toutefois amélioré depuis le dernier coup de sonde, en janvier, alors qu'il était d'à peine 18 % au Québec. La proportion «d'insatisfaits» et de «très insatisfaits» est maintenant de 71 %.

«La bonne réaction du gouvernement à la tragédie en Haïti n'a pas amélioré la cote de satisfaction», analyse Christian Bourque.

Il ajoute que le prochain événement important à Ottawa sera le budget fédéral, le 4 mars. «On va voir si le budget sera bien accueilli, dit Christian Bourque. C'est un élément important pour un gouvernement qui tente de reprendre de l'élan.»

Ce sondage a été réalisé en ligne auprès de 1002 répondants québécois entre le 8 et le 11 février. Le coup de sonde Internet a été réalisé selon une méthodologie fiable et éprouvée. Les données ont été pondérées selon l'âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité et la composition du foyer. Un échantillon probabiliste de la même taille présente une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.
1 commentaire
  • Sébastien Bouchard - Inscrit 15 février 2010 23 h 35

    Le PQ coule le projet de Commission d'enquête sur la construction

    Le débat sur le projet de commission d'enquête sur la construction évacue un aspect politique incontournable: le rôle d'obstruction jouer par le PQ sur cette question.

    En effet, comme il est relaté dans un article du Journal de Québec repris par la suite dans le Devoir et le Soleil (voir ci-bas, j'ai joint l'article), c'est le député Amir Khadir de Québec solidaire qui a lancé l'idée d'une pétition visant la création de la commission. Nous aurions pu avoir un énorme front commun syndical-patronal, avec tous les partis d'opposition, pour forcer le gouvernement Charest à tenir une commission d'enquête. La majorité des organisations du mouvement social ne veulent pas être identifié au PQ et la petitesse de ce parti, qui a couler le projet de M. Khadir, explique le fait qu'il n'y ait pas de débouché politique mobilisateur à la colère populaire, au grand plaisir du gouvernement Charest.


    Journal de Québec, mardi 26 janvier 2010
    PÉTITION SUR LA CONSTRUCTION

    Le PQ taxé de petitesse

    Taïeb Moalla

    En faisant cavalier seul au moment de déposer une pétition électronique exigeant une enquête publique sur l'industrie de la construction, le Parti québécois a montré de la «partisannerie» et de la « petite politique».

    C'est l'accusation prononcée par le député de Québec solidaire Amir Khadir et, à un degré moindre, par Sylvie Roy, leader parlementaire de l'ADQ. Le 4 décembre dernier, le député péquiste Bertrand St-Arnaud a déposé une toute première pétition électronique sur le site Internet de l'Assemblée nationale. Or, dès la fin novembre, M. Khadir espérait faite adopter une position non partisane par les trois partis de l'opposition. « Je suis allé voir l'ADQ qui était ouverte à ça. Au PQ, le leader de l'opposition, M. (Stéphane) Bédard était disposé aussi en disant que c'était une excellente idée», a rappelé
    Amir Khadir.
    ...