Un programme autochtone de gestion aquatique révèle des failles

Saint-Jean — Un programme fédéral doté d'un budget de 59 millions et destiné à aider les groupes autochtones à acquérir les compétences liées à la gestion des ressources aquatiques et océaniques n'a pas été soumis aux vérifications nécessaires pour le contrôle des dépenses et des résultats, a révélé un audit interne.

Le programme autochtone de gestion de ressources aquatiques et océaniques a été lancé en 2004 et vise à former les groupes autochtones d'un même bassin hydrographique ou écosystème pour les aider à gérer les ressources et protéger les espèces menacées.

Un audit interne, obtenu en vertu de la Loi d'accès à l'information, a révélé plusieurs failles dans la manière dont les exigences de déclaration étaient structurées. L'audit évalue 12 déclarations financières, qui représentent environ 13 des 59 millions des fonds fédéraux transférés au programme au cours des cinq années se terminant en 2009.

De ces 12 déclarations, l'audit a découvert que seulement cinq (soit 42 % de l'échantillon) comportaient toute l'information financière — soit le rapport de vérification, l'état de la situation financière et des résultats ainsi que tous les autres documents — nécessaire pour analyser la manière dont l'argent était dépensé.

Ainsi, le document signale qu'avec des informations incomplètes, il est plus difficile pour les employés responsables d'administrer les fonds d'évaluer les risques financiers liés à sa gestion.

Ce dernier révèle aussi que les contributions de 250 000 $ et plus n'ont pas été soumises aux vérifications nécessaires en vertu des normes d'audit axées sur les résultats.

La surveillance des ententes de financement n'a pas été documentée de manière officielle, ajoute le document, et les mesures nécessaires n'ont pas été prises afin de s'assurer que les fonds alloués étaient utilisés par leurs destinataires pour les fins convenues.

Mais le directeur général de la politique et la gouvernance autochtone du ministère des Pêches et des Océans, David Millette, a assuré que les exigences d'audit avaient depuis été resserrées et simplifiées grâce à l'adoption d'un nouveau cadre de contrôle.