En bref - Porte close pour les partisans d'Abdelrazik

Ottawa — Après deux heures d'attente, dont une sous la pluie, une douzaine de personnes réclamant le rapatriement du Montréalais Abousfian Abdelrazik n'ont pas réussi à rencontrer, hier, le ministre Lawrence Cannon.

Elles s'étaient présentées en matinée devant les bureaux du ministère des Affaires étrangères, à Ottawa, brandissant le billet d'avion qu'elles ont acheté pour le Canadien coincé au Soudan depuis six ans. Elles voulaient donner le billet au ministre ou, tout au moins, à un de ses adjoints. Jeudi dernier, un juge de la Cour fédérale a ordonné à Ottawa de rapatrier M. Abdelrazik avant le 7 juillet. Depuis, le ministre Cannon et le gouvernement conservateur refusent de dire s'ils vont obéir au jugement. Il leur reste 25 jours pour le porter en appel. Le gouvernement fédéral a toujours refusé d'émettre un passeport à M. Abdelrazik, qui vit depuis un an à l'ambassade du Canada à Khartoum. Le ministre Cannon a déjà déclaré que l'homme représente un risque pour la sécurité parce que son nom figure sur une liste d'interdiction de vol dressée par les Nations unies. Mais ni le Service canadien de renseignement de sécurité, ni la Gendarmerie royale du Canada, ni les autorités soudanaises n'ont quoi que ce soit à lui reprocher.

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