Une députée libérale accusée de maltraiter des employées

Ottawa — La députée libérale fédérale Ruby Dhalla a choisi de quitter son poste de porte-parole du parti en matière de jeunesse et de multiculturalisme, hier, pendant qu'elle essaie de prouver son innocence dans une histoire de mauvais traitement d'employés.

Mme Dhalla s'est retrouvée au centre d'une controverse à la suite d'allégations de la part de deux aides familiales embauchées pour prendre soin de sa mère.

Dans une déclaration émise hier, Mme Dhalla a dit avoir abandonné son poste de porte-parole afin de pouvoir consacrer toute son énergie à prouver son innocence et à défendre vigoureusement sa réputation.

La députée a ajouté qu'elle travaillerait avec les autorités pour s'assurer «de rétablir les faits» en ce qui a trait à l'expérience de sa famille avec les aides familiales.

Mme Dhalla, qui demeure néanmoins députée de la circonscription ontarienne de Brampton-Springdale, a indiqué que le chef libéral, Michael Ignatieff, avait accepté sa démission de ses fonctions de porte-parole chargée de la jeunesse et du multiculturalisme.

Dans un bref communiqué de presse, M. Ignatieff a de son côté affirmé attendre «avec intérêt que les faits concernant le recours par sa famille à des aides résidants soient établis».

Magdalene Gordon, âgée de 31 ans, et Richelyn Tongson, 37 ans, affirment qu'elles gagnaient 250 $ par semaine alors qu'elles travaillaient de 12 à 16 heures par jour au domicile familial de Mme Dhalla à Mississauga, en Ontario. La députée aurait de plus saisi leur passeport.

Les deux femmes avancent également avoir été contraintes par les autres membres de la famille de la députée à laver des voitures, cirer des chaussures et nettoyer des cliniques de chiropractie appartenant à la famille Dhalla.

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