Ottawa prendra tout son temps avec le projet de TGV

Ottawa — Le gouvernement fédéral n'a pas l'intention de se presser pour mettre en branle le projet de train rapide entre Windsor et Québec, en dépit de ce que souhaitent les provinces impliquées, qui estiment qu'il s'agit d'un beau projet susceptible de créer des emplois tout en réduisant la circulation et les émissions de gaz à effet de serre.

À l'issue de la période de questions, mardi, le ministre des Transports et de l'Infrastructure, John Baird, a indiqué qu'il attendrait la fin des études de faisabilité, qu'on doit lui remettre dans environ un an, avant de prendre une décision sur ce projet qui traîne dans les cartons depuis des décennies déjà.

Le ministre, qui représente une circonscription d'Ottawa, a ajouté qu'à son avis les travaux ne pourront commencer suffisamment rapidement pour vraiment aider l'économie en crise.

«Je ne crois pas que le projet pourra être prêt d'ici deux ans et qu'il pourra fournir un stimulus important, a-t-il déclaré. Ce que nous cherchons, ce sont des projets [...] qui pourraient démarrer très rapidement, pour fournir de l'emploi aux Canadiens sur-le-champ.»

John Baird a fait valoir qu'un train rapide est un projet «gigantesque» nécessitant un investissement de 20 à 30 milliards $. L'argent proviendrait presque certainement du fédéral ainsi que des gouvernements du Québec et de l'Ontario. Contrairement à Ottawa, ces derniers sont très enthousiastes.

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