L'arrivée de Michael Ignatieff ne met pas en péril la coalition, selon la CSN

La CSN a dit comprendre que le nouveau chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, veuille prendre connaissance du budget du gouvernement conservateur avant de se prononcer sur la nécessité d’une coalition.
Photo: Agence Reuters La CSN a dit comprendre que le nouveau chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, veuille prendre connaissance du budget du gouvernement conservateur avant de se prononcer sur la nécessité d’une coalition.

La présidente de la CSN estime que l'arrivée de Michael Ignatieff à la tête du Parti libéral du Canada (PLC) ne met pas en péril la coalition formée par les libéraux et le Nouveau Parti démocratique (NPD).

«Je ne pense pas que l'arrivée de Michael Ignatieff ferme la porte à une coalition», a affirmé Claudette Carbonneau, interrogée à ce sujet par La Presse canadienne.

Mme Carbonneau a fait valoir que la position de ces deux partis politiques à l'égard de la coalition n'avait pas changé.

«Je n'entends pas, de la part des organisations politiques qui formaient la coalition, un discours radicalement différent [de celui qu'elles tenaient avant l'arrivée de M. Ignatieff]», a-t-elle expliqué.

«Ou bien il y a un budget qui est satisfaisant, ou bien on votera contre», a-t-elle illustré.

Le cas échéant, la question de la coalition se posera à nouveau, a conclu la chef syndicale.

Mme Carbonneau a en outre dit comprendre que M. Ignatieff veuille prendre connaissance du budget du gouvernement conservateur avant de se prononcer sur la nécessité d'une coalition.

La présidente de la CSN a indiqué que son organisation «s'est prononcée en faveur d'une coalition, mais, d'abord et avant tout, en faveur d'un programme qui était radicalement différent de celui que laissait miroiter Stephen Harper».

Mme Carbonneau estime toutefois que le gouvernement conservateur ne présentera pas un plan à la hauteur des attentes lors de la reprise des travaux aux Communes, le 26 janvier.

«Je demeure assez sceptique compte tenu de l'alignement idéologique de ce gouvernement-là sur sa capacité de faire complètement marche arrière» et de poser des gestes à la hauteur de ceux qu'il devrait poser en temps de crise économique, a-t-elle argué.

Mme Carbonneau croit qu'il faut tout de même donner une chance au coureur et attendre le dépôt du budget avant de se prononcer.

«Voyons voir ce qu'il va présenter les 26 et 27 janvier prochains», a-t-elle lancé.

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