PLC: Cauchon ne sera pas de la course

Ottawa — L'ex-ministre Martin Cauchon est devenu hier le plus récent des candidats potentiels à annoncer qu'il ne tenterait pas sa chance à la direction du Parti libéral fédéral.

Pour la première fois depuis 40 ans, aucun Québécois ne sera donc de la course au leadership du parti. Dans une déclaration écrite diffusée en fin de journée, hier, M. Cauchon explique qu'il a été fortement tenté de se lancer dans la course, mais que pour l'heure, les questions de financement et d'organisation représentaient un défi trop lourd.

Les députés torontois Michael Ignatieff et Bob Rae, donnés favoris dans la campagne au leadership de 2006 qui s'est soldée par la victoire-surprise de Stéphane Dion, ont une nette longueur d'avance, au plan de l'organisation, sur tous les autres aspirants au titre. Le député du Nouveau-Brunswick Dominic LeBlanc est le seul autre candidat officiellement sur les rangs jusqu'à présent.

Une autre députée, Ruby Dhalla, de l'Ontario, envisage encore une candidature. Si elle devait se désister à son tour, les femmes seraient absentes de la course pour la première fois depuis 1984.

L'ex-premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna, l'ex-vice-premier ministre John Manley, le député montréalais Denis Coderre et les députés torontois Gerard Kennedy et Martha Hall Findlay ont déjà fait savoir qu'ils ne solliciteraient pas le poste de leader.

M. Cauchon a félicité l'exécutif du parti pour avoir élaboré des règles équitables pour le processus de la campagne au leadership, mais il a ajouté que le mode de sélection des délégués chargés d'élire le leader lors d'un congrès était archaïque, et qu'il faudrait le rafraîchir pour donner au plus grand nombre de libéraux leur mot à dire dans le choix de leur chef. M. Cauchon n'a pas dit quel candidat il appuierait. On lui attribue une préférence pour M. Rae, ex-premier ministre néo-démocrate de l'Ontario, qui devrait lancer officiellement sa campagne jeudi. M. Cauchon l'avait appuyé en 2006.

L'appui de l'organisation québécoise de M. Cauchon donnerait un élan supplémentaire à M. Rae.