Fung - Harper nie tout échange de prisonniers

Kandahar, Afghanistan — Plusieurs voix, dont celles du premier ministre Stephen Harper et de l'ambassadeur du Canada en Afghanistan, Ron Hauffman, se sont élevées hier pour nier les informations selon lesquelles la libération de Mellissa Fung, journaliste au réseau anglais de Radio-Canada (CBC), a été le fruit d'un échange de prisonniers.

Mme Fung, qui a été libérée samedi après avoir passé 28 jours dans une cavité souterraine en Afghanistan, souvent enchaînée et les yeux bandés, n'a pas été relâchée à la suite d'un échange de prisonniers ou du versement d'une rançon sous quelque forme que ce soit, a assuré le premier ministre. En conférence de presse à Ottawa, M. Harper a déclaré que malgré les informations faisant état du paiement de rançon ou de sommes d'argent, cela n'a pas été le cas.

Bien que le mystère plane toujours sur les circonstances entourant la remise en liberté de Mme Fung, des responsables afghans ont attribué sa libération aux efforts soutenus de dirigeants tribaux et de membres du conseil de la province de Wardak, au sud-ouest de la capitale. Hier, toutefois, un quotidien pakistanais, citant des sources anonymes, écrivait que deux dirigeants talibans auraient été échangés contre la libération de Mellissa Fung. Le Pakistan Observer prétend que les deux seigneurs de guerre talibans, qui faisaient face à des accusations de terrorisme, ont été libérés par le gouvernement afghan.

L'ambassadeur Ron Hoffman a nié l'information. En entrevue à La Presse canadienne, il a dit avoir été associé de près aux événements et être «raisonnablement certain» qu'il n'y avait pas eu d'échange impliquant des prisonniers talibans.

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