Les verts n'étaients pas prêts pour les élections fédérales

Halifax — Le Parti vert n'était «de toute évidence pas prêt» pour les dernières élections fédérales, et sa dirigeante, Elizabeth May, a eu l'impression de devoir improviser au fur et à mesure que la campagne se déroulait, indique un bilan postélectoral confidentiel préparé par Mme May elle-même.

Dans ce document de six pages, dont La Presse canadienne a obtenu copie, Mme May écrit que le parti a connu une campagne électorale «décisive» et devrait être satisfait que sa part des suffrages nationaux ait atteint 6,8 %, contre 4,5 % au scrutin de 2006.

Mais les verts n'ont pas réussi à faire élire un seul député, et Mme May s'est classée deuxième dans sa circonscription de Nova-Centre, en Nouvelle-Écosse, derrière le ministre de la Défense, Peter MacKay.

Mme May dit avoir ressenti un stress quasi constant après le début de la campagne. Cela est dû en partie, selon elle, au fait que le Parti vert ne s'était pas donné de plan clair ni de stratégie électorale. «J'ai eu l'impression, pendant toute la campagne, d'improviser au fur et à mesure», écrit-elle. Mme May estime aussi que son parti, ayant passé son été à s'occuper d'élections partielles, a été pris de court par le déclenchement des élections générales.

Malgré tout, Mme May ajoute que certaines semaines de la campagne se sont bien déroulées, et affirme que le Parti vert a dominé la première semaine grâce à la dénonciation de son exclusion des débats des chefs.

Tout en qualifiant le travail accompli par le parti de «remarquable» dans les circonstances, elle considère comme «très inquiétants» les résultats de sa formation au Québec et note que l'aile québécoise du parti n'est pas d'un grand soutien pour les verts fédéraux.