L'ex-premier ministre Bernard Lord courtise le vote québécois

Cowansville — Bernard Lord a fait une entrée en scène modeste au Québec mercredi soir. L'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick a pris la parole à Cowansville, dans la circonscription de Brome-Missisquoi, devant environ 35 personnes, dont quelques organisateurs conservateurs locaux.

Bernard Lord, qui est coprésident de la campagne électorale nationale du Parti conservateur, est venu prêter main-forte au candidat du PC, Mark Quinlan. Il s'agissait de la première visite de M. Lord dans la province, lui qui devait permettre de «débloquer le Québec» selon une manchette de La Presse, qui citait une source conservatrice anonyme il y a quelques semaines.

Bernard Lord a fait des entrevues dans les médias locaux et a pris la parole à Cowansville devant 35 personnes, avant de poursuivre sa route vers Laval, puis Toronto. L'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick est maintenant avocat pour la firme McCarthy Tétrault.

«Je tenais à faire campagne parce que les enjeux sont importants, a-t-il dit en entrevue. J'ai la chance de pouvoir être impliqué en politique.» Selon le candidat conservateur Mark Quinlan, la venue de Bernard Lord est importante, même si peu de gens étaient au rendez-vous. «M. Lord est une voix importante au Canada, une voix modérée. Il a géré la seule province bilingue au Canada. Les gens aiment Bernard Lord, c'est pour ça que je l'ai invité.»

Un sondage paru en début de semaine dans le journal local La Voix de l'Est donnait Mark Quinlan en troisième position, derrière le bloquiste Christian Ouellet et le libéral Denis Paradis. En ce début de campagne, le Bloc et le PLC seraient au coude-à-coude.

Cette course à trois imprévue a secoué les conservateurs dans la région, qui s'attendaient à ce que le vote libéral soit moins fort. Stephen Harper fera d'ailleurs un saut à Farnham aujourd'hui pour donner un coup de pouce à Mark Quinlan. Ce dernier occupe le poste de directeur des communications du ministre des Travaux publics, à Ottawa. Sa mère est mairesse de Bromont.

Dans son discours d'une dizaine de minutes, Bernard Lord a attaqué le Bloc québécois et le Parti libéral, tout en vantant les mérites de Mark Quinlan. «Le Bloc est là depuis 18 ans, et force est de constater que c'est un échec. Dans le cas des libéraux, ce n'est pas le temps de prendre un risque avec Stéphane Dion. C'est le temps d'avoir un gouvernement responsable et modeste.»

M. Lord a repris le discours de Mark Quinlan selon lequel il faut un député de Brome-Missisquoi au pouvoir. «Il faut arrêter d'être des gérants d'estrade. Il faut aller sur la glace pour compter des buts», a-t-il dit.

À voir en vidéo