Harper prend le parti des investisseurs étrangers...

Halifax — Les conservateurs ont une idée claire de ce sur quoi ils entendent miser s'ils sont réélus pour favoriser la prospérité économique: moins de réglementation et plus d'investissements étrangers.

Stephen Harper a promis vendredi qu'il allait augmenter le seuil d'examen des investissements étrangers pour faciliter l'entrée au pays des devises d'ailleurs s'il obtenait un second mandat aux Communes.

Ainsi, les compagnies étrangères investissant moins de 1 milliard $ au Canada n'auront plus à se soumettre à de lourdes procédures administratives. Ce seuil d'examen automatique est actuellement fixé à 295 millions $.

«En relevant le seuil, nous envoyons le message au reste du monde que nous sommes, dans les faits, ouverts à l'investissement», a insisté M. Harper en point de presse à Halifax.

Il sera ainsi plus aisé, pour des compagnies étrangères, d'investir ou de prendre le contrôle d'entreprises canadiennes. Mais ça ne signifie pas que le Canada soit à vendre, a vite répliqué M. Harper.

«Nous ne sommes pas seulement un pays qui reçoit les investissements étrangers, nous sommes aussi un investisseur, aux États-Unis et ailleurs», a fait valoir le leader conservateur.

«C'est dans notre intérêt national d'assurer la concurrence de l'économie canadienne et de nos entreprises dans le monde actuel», a-t-il continué.

Pour illustrer ce point, le chef conservateur a rappelé que c'était son gouvernement qui avait refusé d'autoriser la vente du géant canadien en aérospatiale, MDA.

M. Harper promet par ailleurs d'ouvrir les secteurs aériens et d'extraction d'uranium.

Il souhaite ainsi voir le montant des investissements de l'Europe et des États-Unis dans les lignes aériennes passer de 25 % à 49 %, en s'assurant toutefois que le Canada aurait le même accès à ces régions.

M. Harper prévoit d'autre part plancher sur une refonte de la politique sur la propriété de l'uranium par les non-résidants, encore une fois si une réciprocité parvient à être négociée.

Les mesures proposées par le chef conservateur ont été calquées sur un rapport d'experts dévoilé l'an dernier portant sur les politiques en mesure de concurrence, présidé par Lynton (Red) Wilson, un ancien président du conseil d'administration de BCE.

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