Verts et libéraux - Une simple «entente de courtoisie», dit Elizabeth May

Toronto — La chef du Parti vert, Elizabeth May, a affirmé hier qu'il n'existe aucune alliance entre sa formation politique et le Parti libéral du Canada au-delà d'une «entente de courtoisie» prévoyant que les deux partis ne présentent pas de candidat dans la circonscription de l'autre chef.

La chef des Verts répondait à une chronique parue dans l'édition d'hier d'un quotidien montréalais qui avançait qu'Elizabeth May avait demanderait à ses troupes, durant les derniers jours de la campagne, d'appuyer le candidat libéral dans certaines circonscriptions où la lutte serait serrée.

«Il n'y a rien de vrai là-dedans», a-t-elle rétorqué aux journalistes lors d'une étape de sa tournée électorale, à Toronto.

Les liens entre Mme May et Stéphane Dion ont été au coeur des arguments du Nouveau Parti démocratique et du Parti conservateur pour boycotter les débats télévisés des chefs.

Avant de modifier leur position et de permettre à Mme May de participer à ces débats, Jack Layton et Stephen Harper laissaient entendre que sa participation équivaudrait à doubler la représentation libérale.

Mme May et M. Dion se sont entendus pour ne pas présenter de candidat dans la circonscription de l'autre, mais la chef des verts a affirmé que l'entente n'allait pas plus loin. «Les rumeurs selon lesquelles il y a quelque chose au-delà de l'entente de courtoisie entre les chefs sont tout simplement fausses», a indiqué une porte-parole du Parti vert.

En tournée électorale en Colombie-Britannique, Stéphane Dion a également nié qu'une telle entente ait été conclue. «Pas du tout, pas du tout, a-t-il dit. Laissez-moi vous dire, Mme May et moi, ce que nous avons annoncé est transparent. Elle a dit, avant notre entente, qu'elle voulait que je sois premier ministre de ce pays afin de combattre la crise des changements climatiques [...] Je trouve que c'est très courageux de sa part.»

Selon le journaliste de La Presse, Elizabeth May aurait accepté de soutenir Stéphane Dion durant les derniers jours de la campagne électorale, en avril 2007.

«C'est comme un pacte de non-agression pour qu'à la veille du vote, on fasse en sorte que les forces environnementalistes se rallient autour de Stéphane Dion», a indiqué au chroniqueur de La Presse une source libérale.

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