Écoutez-nous et les jeunes iront voter

Aux partis politiques qui déplorent le fait que les jeunes négligent d'aller voter, les associations étudiantes répliquent que les partis doivent écouter davantage leurs revendications, comme celle de rehausser le financement de l'enseignement collégial et universitaire.

Si on les écoutait davantage, les jeunes se sentiraient plus concernés et ils seraient sans doute plus tentés d'aller voter, a lancé le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Xavier Lefebvre-Boucher, au cours d'une rencontre avec la presse pour exposer les revendications étudiantes dans le cadre de la présente campagne électorale.

«Il y a une bonne part de cynisme» de la part des jeunes envers la politique, croit M. Lefebvre-Boucher, qui étudie lui-même au cégep.

«Si on sort aujourd'hui pour dire aux partis de donner priorité à la jeunesse, c'est peut-être justement parce qu'ils ne donnent pas priorité à la jeunesse. Le programme des partis semble totalement inintéressant. Actuellement, la campagne qui est menée semble être une campagne de salissage. On ne semble pas avoir de projet de société. On n'a pas de débat constructif. Moi, en tant que jeune, je ne me sens pas interpellé par ce discours-là», a déploré le président de la Fédération étudiante collégiale.

La FECQ et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont exposé leurs revendications aux partis politiques en présence.

Les deux regroupements d'associations étudiantes ramènent ainsi une vieille revendication des milieux étudiant et politique québécois, soit celle de ramener les transferts fédéraux pour l'éducation au niveau où ils étaient en 1994. Il s'agirait d'une hausse de ces transferts de 3,5 milliards $, ce qui représenterait une hausse de 816 millions $ pour le Québec. Selon le président de la Fédération étudiante universitaire, David Paradis, le déséquilibre fiscal entre le fédéral et le Québec n'a pas été réglé. Les besoins en éducation sont encore énormes, comme en témoignent les salles bondées dans les universités et le manque de professeurs, dit-il.

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