Victoire à l'arrachée

Le candidat du Bloc québécois dans Longueuil-Pierre-Boucher, Jean Dorion, n'a pas eu la partie facile mardi soir à son investiture. L'ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, présenté comme un candidat-vedette, l'a emporté par seulement une voix sur son adversaire Daniel Michelin.

Selon le journal local Point Sud, le premier décompte des votes donnait M. Michelin gagnant par 72 contre 71, avec cinq bulletins rejetés. La présidente du scrutin, Line Marcoux, aurait toutefois accepté deux bulletins rejetés qui indiquaient clairement une préférence pour M. Dorion, même s'ils avaient été mal rédigés. Jean Dorion l'a donc emporté 73-72.

Joint par Le Devoir hier, M. Dorion n'a pas voulu entrer dans les détails, soutenant que les chiffres de l'investiture sont normalement de nature confidentielle. «Je ne peux pas commenter. Je ne peux même pas vous dire si ces chiffres sont exacts», a-t-il dit, ajoutant toutefois que son adversaire a promis de l'appuyer durant la campagne qui bat son plein. «Il m'a immédiatement apporté son appui, et je suis heureux de cette réaction», a-t-il expliqué.

Jean Dorion entreprend donc sa campagne pour remplacer l'ancienne bloquiste Caroline St-Hilaire dans Longueuil-Pierre-Boucher. Elle était députée à Ottawa depuis 1997. «Je m'attends à une bonne campagne, mais plus difficile que celles menées par Caroline dans les dernières années, dit Jean Dorion. D'abord, elle était très populaire dans le comté. Ensuite, le Parti conservateur est plus fort que la dernière fois. Il a gagné quelques points dans les sondages au niveau national, et je présume que ce sera la même chose dans Longueuil-Pierre-Boucher.»

Selon lui, son adversaire principal sera donc le candidat du PC, Jacques Bouchard, un ancien souverainiste. Jean Dorion estime quant à lui que la séparation du Québec est toujours d'actualité. «Il n'y a pas d'avenir pour le Québec dans le Canada. Le Québec ne peut que devenir de plus en plus minoritaire dans l'ensemble canadien.»

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