Sans le sou, ils risquent l'expulsion vers l'Algérie

Une vingtaine d'Algériens risquent l'expulsion du Canada vers l'Algérie d'ici peu pour la seule raison qu'ils ont été incapables de réunir la somme nécessaire exigée par Immigration Canada pour l'étude de leur dossier.

Cherfi Mohamed, lui-même Algérien, a été plus chanceux. Il a fait sa demande de résidence en bonne et due forme dans le délai prévu en y joignant la somme réclamée. Il s'inquiète cependant pour ses compatriotes.

Entouré de quelques autres Algériens, Cherfi Mohamed s'est présenté hier au bureau montréalais d'Immigration Canada pour demander un délai supplémentaire pour ses compatriotes qui n'ont pas réussi à réunir les 550 $ exigés par adulte et 150 $ par enfant.

«Ottawa et Québec se sont entendus pour que les ressortissants algériens revendicateurs du statut de réfugié et qui ont été refusés déposent une demande de résidence permanente dans un délai de 90 jours. Ce délai finit jeudi [aujourd'hui]. On arrive à terme», a dit M. Mohamed.

«Malgré tous les efforts faits, on se retrouve avec des personnes exclues. On a fait des collectes de fonds sans qu'on puisse les aider. Elles n'auront pas la chance d'être protégées par le Canada et seront menacées d'être expulsées vers un pays en guerre», a-t-il ajouté.

Ces Algériens ont pourtant l'appui de plusieurs organismes, dont la CSN du Montréal métropolitain et la Fédération des femmes du Québec.