Les autochtones accusent Harper de vouloir les assimiler

Halifax — L'Assemblée des Premières Nations, le plus grand groupe autochtone du Canada, a critiqué hier le premier ministre Stephen Harper pour avoir participé à une rencontre organisée par une organisation rivale, ce à quoi M. Harper a répondu qu'il ne tentait que de trouver un terrain d'entente pour les groupes avec lesquels il travaille.

Dans un discours prononcé devant quelque 200 délégués du Congrès des peuples autochtones, le premier ministre a évoqué des statistiques selon lesquelles la majorité des autochtones vivent aujourd'hui dans les villes du pays et il a affirmé que son gouvernement conservateur ferait de leurs inquiétudes une priorité.

Le Congrès des peuples autochtones a été le seul organisme autochtone à appuyer les conservateurs lors des dernières élections fédérales.

Le premier ministre n'a cependant pas annoncé de nouvelle initiative pour aider les autochtones qui vivent dans les villes ou hors des réserves.

Malgré tout, la simple présence de M. Harper à une telle rencontre lui a valu de sévères critiques de la part de l'Assemblée des Premières Nations (APN), qui représente 633 réserves à travers le pays.

Cet été, le premier ministre avait décliné une invitation à une rencontre de l'APN tenue à Halifax.

Le chef de la région Atlantique de l'APN, Rick Simon, a estimé que les chefs du Canada se sentaient snobés par le premier ministre et que son groupe était déçu.

M. Harper a fait remarquer qu'il a déjà travaillé avec l'Assemblée des Premières Nations pour conclure des règlements sur leurs revendications territoriales et un règlement pour les écoliers autochtones ayant été victimes de violences sexuelles et psychologiques dans des pensionnats.

À voir en vidéo