Commémoration de la tuerie à l'École polytechnique - Le contrôle des armes à feuest là pour rester, dit Cauchon

À l'occasion de la commémoration de la tuerie de l'École polytechnique à Montréal, le ministre fédéral de la Justice, Martin Cauchon, a répété que le programme de contrôle des armes à feu était là pour de bon, malgré la controverse.

C'était hier le 13e anniversaire de l'assassinat de 14 jeunes femmes, le 6 décembre 1989 à l'École polytechnique, mais la cérémonie à laquelle ont participé les dirigeants politiques devant le campus de l'Université de Montréal a été marquée par le scandale entourant l'énorme dépassement de coûts du programme de contrôle des armes à feu au fédéral.

Interrogé par les journalistes après la cérémonie, le ministre Cauchon a dû, encore une fois cette semaine, s'expliquer. Il a invité les gens à distinguer le principe de la loi sur le contrôle des armes à feu et les problèmes de gestion qui ont été dévoilés plus tôt cette semaine par la vérificatrice générale, Sheila Fraser.

«C'est une politique qui reflète les valeurs de la société canadienne, qui est appuyée par l'ensemble de la population canadienne. C'est une politique qui donne des résultats, une politique avec laquelle nous allons continuer», a martelé le ministre.

M. Cauchon a concédé: «Oui, il y a des problèmes» avec l'application du programme d'enregistrement des armes, mais cela ne doit pas occulter les bienfaits que le contrôle des armes a apporté à la société.

Du côté des partisans du contrôle des armes à feu, on soulignait que même si la loi n'est pas parfaite, elle a permis de réduire le nombre de décès par arme à feu au Canada.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, présent à la cérémonie, a rappelé que «nous ne sommes pas à l'abri de la violence» et que «nous n'avons pas le droit de nous habituer à la violence».

Dans le cadre de ce triste 13e anniversaire, la Fédération des femmes du Québec a fait le point sur sa campagne de sensibilisation à la violence faite aux femmes, lancée un an plus tôt.

Quelque 7000 lettres ont été adressées aux députés de tout le Québec, relevant notamment des cas de violence qui ont été rapportés ou banalisés par les médias.