Option Canada: des peccadilles, selon Cannon

Ottawa — Loin de céder aux demandes du Bloc québécois qui réclame du gouvernement une enquête publique sur Option Canada, le ministre des Transports et lieutenant québécois, Lawrence Cannon, l'a accusé de s'accrocher à des «peccadilles».

Depuis la publication du rapport de l'ex-juge Bernard Grenier mardi, le Bloc exige qu'on fasse toute la lumière sur le financement d'Option Canada. Dans son rapport, le juge admet qu'il n'a pu aller aussi loin qu'il l'aurait voulu étant donné les limites de son mandat.

Ainsi, si on sait qu'au moins 539 000 $, sortis des coffres fédéraux, ont été dépensés illégalement pendant la campagne référendaire de 1995 au Québec, on ne sait toujours pas, par exemple, d'où provenaient les fonds qui ont servi à financer le grand rassemblement (le love-in) organisé par les forces fédéralistes à Montréal.

Esquivant les questions du chef du Bloc, Gilles Duceppe, qui lui demandait de lever le voile sur le love-in, le premier ministre Stephen Harper a répété que «tout a été enquêté».

Quelques instants plus tard, devant l'insistance du Bloc, le ministre Cannon est sorti de ses gonds. «On voit un Bloc québécois désespéré, tentant de s'accrocher à quelques peccadilles», a lâché M. Cannon. «Tout a été dit dans ce dossier. Nous, de notre côté, plutôt que de prendre des insultes parce que nous défendons le pays, nous sommes fiers de défendre le Canada», a-t-il poursuivi.