Des veuves de soldats tués se battent contre les banques

Halifax — Des veuves de soldats canadiens tués en Afghanistan doivent à leur tour se battre, dans ce cas contre les banques qui ont retardé le paiement de leurs hypothèques ou qui avancent qu'elles ne sont pas du tout couvertes par une assurance parce que leurs maris sont morts au combat.

Plusieurs de ces femmes affirment que leurs institutions financières leur ont fait savoir que l'assurance hypothèque qu'elles ont passé des années à payer ne s'applique pas parce que leurs maris sont morts au combat.

Maureen Gillam, dont le mari, le sergent Craig Gillam, est mort en octobre dernier lors d'une attaque à la roquette près de Kandahar, a raconté en entrevue à la Presse Canadienne avoir reçu il y a tout juste quelques jours une lettre l'informant qu'elle ne pourrait profiter de son assurance hypothèque en raison d'une clause relative aux actes de guerre.

Âgée de 42 ans, Mme Gillam a indiqué avoir souscrit avec son mari en 2005 à une police d'assurance de Hypothèques Logis Concept par l'entremise de leur institution financière, la Société Financière Manuvie. Elle a ajouté que tous deux avaient clairement précisé que le mari était militaire, mais que personne ne leur avait dit que la police ne s'appliquerait pas à eux si M. Gillam perdait la vie au combat. Ce n'est que lorsque Mme Gillam et des proches ont commencé à étudier des papiers de famille qu'ils ont constaté l'existence de la clause d'exclusion. La veuve a néanmoins fait une réclamation, avant de se faire dire qu'elle devait poursuivre les paiements mensuels pour elle-même et ses deux enfants.