Harper prépare le terrain pour des élections

Aux questions de l’opposition au parlement, Stephen Harper a préféré le parterre du Canadian Club d’Ottawa pour marquer le premier anniversaire de l’élection des conservateurs.
Photo: Agence Reuters Aux questions de l’opposition au parlement, Stephen Harper a préféré le parterre du Canadian Club d’Ottawa pour marquer le premier anniversaire de l’élection des conservateurs.

Ottawa — Pour marquer le premier anniversaire de la formation de son gouvernement, Stephen Harper n'a peut-être pas cru bon se présenter à la Chambre des communes hier, mais il a livré un discours àa saveur électorale devant le Canadian Club d'Ottawa.

Le premier ministre a profité de ce discours-fleuve de 26 minutes pour rappeler les réalisations de son gouvernement. Il a en outre vanté la «nouvelle approche» canadienne dans les relations avec les États-Unis, nettement plus agressive. Il rejette la métaphore de la souris et de l'éléphant pour qualifier le rapport de force du voisin américain avec le Canada. «Une métaphore plus appropriée serait celle du grizzly et du carcajou. Nous sommes peut-être plus petits, mais nous ne sommes pas moins féroces lorsque vient le moment de protéger notre territoire.» Le carcajou est une petite bête aux très longues griffes réputée pour être très féroce.

Si M. Harper a indiqué qu'il ne souhaitait pas la tenue d'élections hâtives, du moins pas avant que certaines de ses initiatives en matière de justice criminelle soient adoptées, son discours n'en avait pas moins une saveur quelque peu électorale. «Retenez ceci: si une élection survient avant l'adoption de ces projets de loi, l'opposition devra s'expliquer», a-t-il lancé.

M. Harper a indiqué que les Canadiens auraient un «choix» à faire entre ses troupes et celles de Stéphane Dion. «Un choix entre un pays où les individus sont libres de faire leurs propres choix et de saisir les occasions qui se présentent à eux versus un pays où l'État présume savoir mieux que vous comment dépenser votre argent et élever votre famille. Un choix entre un pays qui veut des rues et des communautés sécuritaires versus un pays où les rues sont contrôlées par les fusils, les gangs et la drogue. Un choix entre un pays qui prend des moyens pratiques, réalistes pour protéger l'environnement versus un pays qui se fixe des cibles irréalistes et puis ne fait absolument rien pour les atteindre.»

Le chef conservateur a donné par ailleurs un avant-goût de ses initiatives à venir. Il déposera un rapport résumant l'avancement de la mission en Afghanistan, donnera suite à sa promesse de consacrer toutes les économies découlant du remboursement de la dette aux baisses d'impôts et annoncera des initiative en vue de réduire les temps d'attente en santé.