Ambrose pourrait être sacrifiée

Ottawa — Le gouvernement conservateur pourrait annoncer de nouvelles initiatives environnementales l'an prochain, voire sacrifier sa controversée ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, en réaction à l'élection de Stéphane Dion à la tête du Parti libéral du Canada.

Le premier ministre Stephen Harper a déclaré hier qu'il fait de l'environnement une priorité tout en refusant de reconnaître qu'il s'agit d'un changement de cap pour son gouvernement.

«J'ai déclaré cet automne que nous avions deux priorités à long terme que nous entendions développer davantage, à savoir l'environnement et la croissance de l'économie», a-t-il dit.

M. Harper a aussi tenté de calmer les attentes de certains. «Je pense que certains écologistes n'appuieront jamais les conservateurs, peu importe nos positions, a-t-il déclaré. Ils ont leurs propres tendances idéologiques, mais je pense que la population se préoccupe de l'environnement. Les gens s'inquiètent surtout de l'impact à long terme de l'environnement sur leur santé, celle de leurs enfants et celle de leurs petits-enfants.»

Les rumeurs sur l'avenir de Mme Ambrose vont bon train. Certains croient que l'actuel ministre de la Santé, Tony Clement, ou celui des Transports, Lawrence Cannon, pourraient la remplacer. Le départ de Mme Ambrose pourrait permettre au gouvernement de changer son discours environnemental, voire d'accepter les objectifs du protocole de Kyoto.

Bien des choses dépendront aussi du comité créé par la Chambre des communes pour réviser la Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique, qui s'est réuni pour la première fois mercredi.