La Défense veut réduire ses émissions de GES

Ottawa — L'armée canadienne réclame de l'aide pour devenir «verte», mais il n'est pas question ici du camouflage kaki. Ses chars d'assaut, camions, avions et bâtiments font du ministère de la Défense le plus grand producteur de gaz à effet de serre de tout le gouvernement fédéral.

Une filiale indépendante de l'armée, Construction de Défense Canada, est à la recherche d'experts-conseils en environnement afin d'aider les bases militaires à réduire leurs émissions et à améliorer la qualité de l'air intérieur, entre autres choses. L'appel d'offres a été publié la semaine dernière. Le malaise se propage parmi les fonctionnaires de la Défense à l'égard des responsabilités environnementales du ministère, au moment où le gouvernement conservateur essuie les attaques à propos de son rejet du protocole de Kyoto et de son projet de loi sur l'air pur. Au cours des élections de janvier 2006, les conservateurs avaient promis le recrutement de 13 000 nouveaux membres des forces, ainsi que l'achat de nouveaux avions et véhicules, notamment des centaines de camions. Au dire de John Bennett, du groupe environnemental Sierra Club, les responsables militaires devraient en profiter pour améliorer l'efficacité des véhicules. Aux États-Unis, l'armée expérimente actuellement des véhicules hybrides et d'autres technologies.