Course à la direction du Parti libéral du Canada - Un sandwich avant d'aller voter

Les militants du Parti libéral du Canada (PLC) de la circonscription de Jeanne-LeBer ont été fortement sollicités hier soir, alors que se déroulait, en même temps que le vote crucial des délégués pour l'élection d'un nouveau chef, un «5 à 9» mené par le sénateur Raymond Lavigne, expulsé du PLC, qui appuie la candidature de Stéphane Dion.

Ainsi, les libéraux qui avaient reçu une «invitation spéciale» par la poste pouvaient d'abord se sustenter, rencontrer Stéphane Dion et ensuite aller voter de l'autre côté de la rue. Cet événement, qui se voulait libéral, a été organisé par un sénateur qui ne l'est plus. En juin dernier, le PLC lui a montré la porte pour avoir utilisé des deniers publics à des fins personnelles.

Dans le camp Dion

«Je ne vois pas en quoi le fait que M. Dion soit là met en doute son image d'intégrité», a expliqué au Devoir l'attaché de presse de M. Dion, André Lamarre, qui a souligné que Stéphane Dion a participé à plusieurs événements du genre au cours de la soirée.

M. Lamarre a insisté pour dire que cette activité n'était pas organisé par l'équipe de M. Dion. Pourtant, lorsqu'on téléphonait hier à la permanence du camp Dion et que l'on demandait les coordonnées du lieu du vote dans Jeanne-LeBer, les militants étaient dirigés au sous-sol de l'église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs où se déroulait l'événement organisé par le sénateur Lavigne.

«Je ne vois pas en quoi c'est ratoureux que les gens se rencontrent. Il y a des événements semblables à travers tout le pays», a souligné André Lamarre.

Mais il semble que les deux activités aient provoqué une certaine confusion chez des militants, certains croyant que le «5 à 9» avec «breuvage et buffet» était un détour obligé.

Le sénateur Lavigne n'a pas rappelé Le Devoir.

Le choix des délégués se déroule toute la fin de semaine en vue du congrès qui aura lieu à Montréal en décembre prochain.