Maher Arar attend toujours des excuses de Harper

Maher Arar
Photo: Agence Reuters Maher Arar

Ottawa — Maher Arar attend encore. Il dit être extrêmement déçu de ne pas avoir reçu d'excuses de la part du premier ministre au sujet des événements qui ont mené à son expulsion vers la Syrie par les autorités américaines.

Dans le cadre de l'émission Question Period, présentée hier par le réseau CTV, l'ex-ingénieur en télécommunications d'Ottawa a affirmé qu'il s'attendait à que Stephen Harper accepte sans tarder les conclusions du juge Dennis O'Connor, qui l'a blanchi de tout blâme.

M. Arar a dit comprendre que le premier ministre doive se consacrer à d'autres questions. Mais compte tenu du fait que sa réputation a été ternie et que sa famille et lui ont terriblement souffert ces dernières années, il s'attendait à ce que M. Harper lui présente des excuses sans délai.

Ressortissant canadien, M. Arar a été arrêté à New York, en 2002, puis expulsé dans sa Syrie natale où, sous la torture, il a fini par reconnaître avoir entretenu des liens avec l'organisation terroriste al-Qaïda.

La Chambre des communes a présenté des excuses officielles à M. Arar, mais le gouvernement fédéral ne l'a pas encore fait.

Dans son rapport d'enquête déposé la semaine dernière, le juge O'Connor affirme que l'arrestation de M. Arar aux États-Unis a vraisemblablement résulté des informations inexactes et trompeuses fournies par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) aux autorités américaines à son sujet.