L'armée n'a pas voulu de Kimveer Gill

Kimveer Gill
Photo: Agence Reuters Kimveer Gill

Toronto — Le tueur du Collège Dawson, Kimveer Gill, a eu un comportement troublant au cours de son bref séjour dans l'armée, il y a sept ans.

L'auteur de la fusillade qui a tué une étudiante et blessé 19 autres personnes avant de s'enlever la vie, à Montréal, mercredi dernier, avait été renvoyé chez lui après seulement quatre semaines de formation.

Des soldats recrues qui ont suivi le même entraînement ont déclaré au quotidien The Globe and Mail qu'ils se souvenaient très bien de Kimveer Gill. Selon eux, le jeune Montréalais manquait d'habiletés sociales, montrait un penchant pour les armes à feu et avait exprimé le désir de devenir un tireur d'élite.

Il a pleuré quand le barbier lui a coupé les cheveux et il a mis le feu à un rideau en tentant de faire disparaître des fils qui dépassaient de son uniforme.

Alors que la plupart des soldats recrues apportaient avec eux des photos de leurs proches et de leur petite amie, Gill avait apporté des revues d'armes à feu.

«Je n'ai jamais oublié le nom de Kimveer depuis le camp d'entraînement», a déclaré Darryl Gauthier. Selon lui, Gill donnait d'abord l'impression d'être un gars poli, à la voix douce. Mais il est devenu «très indépendant» et a commencé à parler de choses «qui vous jetteraient à terre».

Par exemple, Gill a dit aux autres qu'il voulait devenir un tireur d'élite ou un mercenaire, pour suivre l'exemple de son grand-père, qui était dans l'armée indienne.

«Je pensais qu'il voulait plaisanter — il voulait être embauché pour tirer sur des gens», a dit M. Gauthier.

Selon Éric Giroux, beaucoup de soldats recrues étaient d'abord impatients, mais, dans le cas de Kimveer Gill, ça ne s'est jamais atténué.

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