Plus de 300 postes de conseillers ministériels à pourvoir

Ottawa — Plusieurs des candidats aux postes de conseillers et autres employés chargés d'aider à faire fonctionner le nouveau gouvernement conservateur sont soit frais émoulus de l'université, soit proches de la retraite.

Il est apparemment difficile d'attirer des candidats d'âge moyen, qui regimbent devant les sacrifices personnels et financiers exigés.

Selon un consultant dans la quarantaine, qui vient justement de décliner une offre de travailler dans l'un des bureaux des quelque 30 ministres dont les noms doivent être dévoilés aujourd'hui, le projet conservateur d'interdire aux ex-ministres, à leur personnel et à d'autres titulaires de charges publiques de faire du lobbying auprès du gouvernement pendant cinq ans après leur départ — contre un an actuellement — constitue un obstacle majeur.

«C'est un énorme sacrifice pour un individu d'entrer dans le bureau d'un ministre et de fournir la somme de travail que cela exige. C'est du travail 24 heures sur 24, sept jours sur sept», soutient ce consultant, qui a réclamé l'anonymat. Une période de restriction de cinq ans élimine toute possibilité de profiter de ses contacts politiques pour conclure des contrats de consultants par la suite, déplore cette source, exactement le genre de personne expérimentée susceptible d'assurer une passation des pouvoirs sans encombre pour le nouveau gouvernement conservateur.

Mais les conservateurs ne croient pas que leur projet de période de transition de cinq ans pour les lobbyistes nuira au recrutement. Ils assurent avoir reçu plus de 1000 curriculum vitae pour les quelque 350 postes de conseillers, d'experts en politiques et de personnel de soutien qui travailleront pour les ministres et au bureau du premier ministre.

Plusieurs candidats sont des gens fraîchement diplômés, à la recherche de leur premier emploi, ou des vétérans soucieux de partager leur expérience.