Duhaime dénonce le mode de scrutin sans rien promettre

Le chef du Parti conservateur Éric Duhaime craint de ne faire élire aucun député en raison des distorsions du mode de scrutin.
Ryan Remiorz La Presse canadienne Le chef du Parti conservateur Éric Duhaime craint de ne faire élire aucun député en raison des distorsions du mode de scrutin.

Le chef du Parti conservateur Éric Duhaime craint de ne faire élire aucun député en raison des distorsions du mode de scrutin. Une situation qu’il dénonce, mais pour laquelle il se refuse à prendre des engagements.

« On aurait entre 16 et 20 % des intentions de vote et aussi bizarre que ça puisse paraître […], ils nous mettent souvent [à] zéro député. C’est sûr que c’est un problème », a-t-il fait valoir lors d’un point de presse samedi midi.

« Ce n’est pas vrai qu’on va faire une croix sur une voix sur cinq ».

Le chef conservateur fonde notamment ses inquiétudes sur une analyse publiée samedi dans Le Devoir sur une possible distorsion historique du vote cette élection-ci.

 

Pas question toutefois pour Éric Duhaime de s’engager à réformer le mode de scrutin s’il est élu. « Je ne veux pas ajouter mon nom à la liste des politiciens qui mentent à propos de la réforme électorale. »

Il préfère se servir de cela comme d’un argument supplémentaire pour enjoindre ses partisans à aller voter dans la circonscription de Chauveau. « Un député d’arrière-ban de plus ou de moins à la CAQ, ça ne changera pas grand-chose », a-t-il lancé.

L’adaptation aux changements climatiques financée par l’exploitation du gaz

À l’instar d’autres chefs de parti, Éric Duhaime avait annulé une activité, en matinée, en raison de l’ouragan Fiona. Questionné, par la suite, sur de possibles liens à faire entre la tempête et les changements climatiques, il a répondu que ce serait « hasardeux » de tirer des conclusions à cet égard. « Ce n’est pas un évènement qui explique un phénomène comme [celui]-là […] C’est la fréquence qui peut changer quelque chose ».

Quant à savoir si un gouvernement conservateur investirait dans des mesures d’adaptation aux changements climatiques, il a soutenu qu’il serait possible de le faire avec des fonds issus de la filière du gaz naturel. « On veut exploiter nos ressources, nos hydrocarbures pour investir dans ce genre de prévention-là. »

Enfin, M. Duhaime n’avait aucun commentaire à faire sur la présence d’un article commandité par son parti dans le quotidien américain USA Today. « Le USA Today parle du Parti conservateur du Canada », se vantait samedi matin le PCQ sur son compte Twitter.

La publication donnait l’impression qu’un(e) journaliste du quotidien avait signé un texte à propos des conservateurs québécois, mais il s’agissait en fait d’une publicité. « Honnêtement, ce n’est pas moi qui ait donné le contrat, je ne sais pas », a réagi M. Duhaime.

Par la suite, son porte-parole a précisé que l’article « faisait partie d’un package deal » proposé par la firme marketing avec qui ils faisaient affaire. « L’objectif était d’avoir une visibilité à l’international. »

 

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