François Legault est sanctionné par la Russie

Dans un communiqué, le gouvernement russe reproche à 87 Canadiens, dont M. Legault, d’appuyer le « régime néonazi de Kiev ».
Chad Hipolito La Presse canadienne Dans un communiqué, le gouvernement russe reproche à 87 Canadiens, dont M. Legault, d’appuyer le « régime néonazi de Kiev ».

Moscou réplique à nouveau aux sanctions canadiennes. Le premier ministre du Québec fait partie d’une liste de 87 Canadiens, publiée jeudi par le ministère des Affaires étrangères de la Russie, qui sont désormais interdits d’entrer sur le territoire russe.

Dans un communiqué, le gouvernement russe reproche aux 87 personnes concernées, dont M. Legault d’appuyer le « régime néonazi de Kiev ». Cette nouvelle mesure vise des « chefs de province et de territoire, des officiers militaires, et des dirigeants d’entreprises », explique Moscou.

Ainsi, les premiers ministres de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve-et-Labrador, des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et du Nunavut sont également visés par ces dernières sanctions, tout comme les lieutenants-gouverneurs de toutes les provinces et de tous les territoires du pays.

Des hauts fonctionnaires fédéraux, des officiers militaires et des dirigeants d’entreprises, dont de nombreux Québécois, figurent aussi parmi cette nouvelle « liste noire ».

Selon le site Web du ministère des Affaires étrangères de la Russie, 905 Canadiens au total sont désormais visés par des sanctions russes, y compris « une interdiction d’entrée dans la Fédération de Russie ».

D’ailleurs, en mars dernier, Le Devoir rapportait que le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, ainsi que sa ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, s’ajoutaient à la liste des Canadiens sanctionnés par le gouvernement de Vladimir Poutine, avec près de 70 autres Québécois.

Réponse aux sanctions canadiennes

 

Plusieurs sanctions canadiennes à l’endroit de la Russie, ainsi que des mesures d’aide à l’Ukraine déployées par le gouvernement du Canada, attisent la colère de Moscou. Le Kremlin explique donc agir en réponse à ces « sanctions anti-russes périodiques imposées par le régime Trudeau », dans son communiqué rédigé en russe.

Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en février dernier, le Canada a en effet tenté d’intensifier la pression sur de nombreux secteurs de l’économie russe, surtout des finances et de l’énergie. En outre, les institutions canadiennes n’ont plus le droit d’effectuer des transactions avec la banque centrale russe.

Plus de 900 individus et 200 entreprises russes sont d’ailleurs spécifiquement visés par diverses sanctions canadiennes.

Ottawa continue d’ailleurs de fournir des armes à l’Ukraine. « Depuis février 2022, le Canada a fourni à l’Ukraine plus de 500 millions de dollars en aide d’urgence pour l’aider à combattre et à vaincre l’invasion russe de son territoire », indique le site Internet du ministère de la Défense nationale canadien.

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