Priorité à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, entre autres, pour QS dans l’est de Montréal

Il est urgent de peser sur l’accélérateur dans le dossier de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, estime Vincent Marissal, qui a décrit le bâtiment comme une « ruine ». Non seulement cet hôpital ne répond plus aux besoins, mais il est « dangereux », dit-il.
Jacques Nadeau Le Devoir Il est urgent de peser sur l’accélérateur dans le dossier de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, estime Vincent Marissal, qui a décrit le bâtiment comme une « ruine ». Non seulement cet hôpital ne répond plus aux besoins, mais il est « dangereux », dit-il.

Il est grand temps de s’occuper de l’est de Montréal, négligé pendant trop longtemps, estime Québec solidaire. Le parti juge ainsi prioritaires la reconstruction de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, la réalisation d’un nouveau projet de transport collectif sans structures aériennes et la tenue d’un BAPE pour le mégaprojet de Ray-Mont Logistiques.

Les députés Alexandre Leduc, dans Hochelaga-Maisonneuve, et Vincent Marissal, dans Rosemont, ainsi que les candidates Marie-Eve Rancourt, dans Camille-Laurin, et Renée-Chantal Belinga, dans Viau, ont présenté vendredi la liste des dossiers qu’ils comptaient mettre en avant durant la campagne électorale pour l’est de Montréal.

Il est urgent de peser sur l’accélérateur dans le dossier de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, estime Vincent Marissal, qui a décrit le bâtiment comme une « ruine ». Non seulement cet hôpital ne répond plus aux besoins, mais il est « dangereux », dit-il. « Les libéraux nous ont fait perdre 15 ans avec des “annoncettes” qui n’ont jamais rien donné. La CAQ vient de nous faire perdre quatre ans de plus », a-t-il expliqué, plaidant pour la reconstruction d’un nouvel hôpital de 720 lits.

Selon lui, il est clair que la facture d’un nouvel hôpital dépassera les 2,5 milliards de dollars autorisés par Québec. D’ailleurs, les plus récentes évaluations faites par la Société québécoise des infrastructures (SQI) et révélées par Radio-Canada plus tôt cette semaine parlent plutôt de 4,2 milliards. « Ce n’est pas un luxe », insiste Vincent Marissal, qui soutient qu’un gouvernement solidaire construirait l’hôpital « dans un échéancier réaliste et avec un budget réaliste ».

Un BAPE pour Ray-Mont Logistiques

Dans le controversé dossier de Ray-Mont Logistiques, QS avance qu’il faudrait soumettre le dossier à l’examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). « Ce projet, il faut le rappeler, créera un immense îlot de chaleur. On parle de 2,5 millions de pieds carrés asphaltés, l’équivalent de 30 terrains de soccer », a souligné Marie-Eve Rancourt, en insistant sur les impacts que le projet aura pour les quartiers environnants , soit une augmentation de la circulation ferroviaire, du bruit et des vibrations, ainsi qu’une destruction d’espaces verts.

En matière de transport, QS entend dévoiler son plan dans les prochaines semaines. D’ici là, il prévient que le projet destiné à remplacer le Réseau express métropolitain (REM) de l’Est devra se réaliser sans structures aériennes. « Ici, le projet de la CAQ ne passe pas », soutient Mme Rancourt.

La candidate a salué la proposition faite, jeudi, par le p.-d.g. de la Société de développement Angus, Christian Yaccarini, et par le directeur général de Vivre en ville, Christian Savard, pour un REM de l’Est qui se rendrait au centre-ville en passant par Rosemont. Marie-Eve Rancourt émet toutefois quelques réserves concernant le modèle proposé, puisqu’il comporte plusieurs portions aériennes. « Mais comme l’ont dit MM. Yaccarini et Savard, c’est un projet qui peut évoluer dans le temps. Dans cette perspective, on trouve ça positif. »

La décontamination des terrains de l’est de Montréal est aussi dans la mire de QS, qui reproche au gouvernement de François Legault d’avoir mis en place un programme dont les critères d’admissibilité sont trop complexes. Seulement 10 % de l’enveloppe de 100 millions de ce programme a été utilisé jusqu’à maintenant, a déploré Alexandre Leduc. Selon lui, il faut prolonger le programme, mais en simplifier les critères.

Une attention particulière doit aussi être portée au développement des grands terrains de l’Est et il faut éviter que seuls les grands entrepôts s’y installent, croit M. Leduc. Il importe, selon lui, de développer des filières économiques « structurantes, créatrices de bons emplois et respectueuses de l’environnement », dit-il. « On n’est pas sorti d’une mono-industrie de raffinerie pétrolière pour retomber dans une autre industrie énergivore qui n’enrichit pas vraiment les gens de l’Est. »

QS entend aussi mettre l’accent sur la construction de logements sociaux et sur la prévention de la violence armée dans les quartiers de l’Est où les événements violents se sont multipliés au cours de la dernière année.

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