Le Canada sanctionne à son tour les filles de Poutine

Le président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre le 19 avril 2022.
Vyacheslav Prokofyev Agence France-Presse Le président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre le 19 avril 2022.

Le Canada sanctionne à son tour mardi les deux filles du président russe Vladimir Poutine comme l’ont fait d’autres pays ces dernières semaines en raison de « l’invasion illégale et injustifiable de l’Ukraine par le régime russe ».

Les nouvelles sanctions d’Ottawa concernent 14 « proches collaborateurs », y compris les deux filles de Vladimir Poutine, la femme et la fille du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov ainsi que des oligarques russes et des membres de leurs familles.

« Le Canada ne relâchera pas ses efforts pour tenir le président russe Vladimir Poutine et ses collaborateurs responsables de leur complicité dans l’invasion de l’Ukraine par le régime russe », a déclaré la ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly, dans un communiqué.

Déjà sanctionnées notamment par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne, Maria Vorontsova et Katerina Tikhonova, nées respectivement en 1985 et 1986, sont les filles de Vladimir Poutine et de son ex-femme Lioudmila.

La femme de Sergueï Lavrov, Maria Lavrova, ainsi que sa fille Ekaterina Vinokourova, figurent elle aussi parmi la liste des nouvelles personnes ciblées par cette ronde supplémentaire de sanctions canadiennes, qui imposent un gel des avoirs, l’interdiction des transactions ainsi que l’impossibilité d’entrer au Canada.

« Nous veillerons sans cesse à ce que les complices des attaques de la Russie contre l’Ukraine répondent de leurs actes », a pour sa part tweeté mardi le premier ministre canadien Justin Trudeau.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, Ottawa a imposé des sanctions à plus de 750 personnes et entités de la Russie, de l’Ukraine et du Bélarus, dont plusieurs ont été prises en coordination avec les pays alliés du Canada.



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