Blanchet appelle ses militants à faire sortir le vote

Préoccupé par le risque d’un faible taux de participation au scrutin de lundi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a appelé ses militants à convaincre les électeurs d’aller voter.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne

Préoccupé par le risque d’un faible taux de participation au scrutin de lundi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a appelé ses militants à convaincre les électeurs d’aller voter.

Préoccupé par le risque d’un faible taux de participation au scrutin de lundi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a appelé ses militants, mercredi, à convaincre les électeurs d’aller voter.

Dans le stationnement d’un centre commercial de Châteauguay, il s’est adressé à des dizaines de militants venus le rencontrer.

« Vous avez une job, quand vous êtes des militants : ’faire sortir le monde’. Vous devez convaincre nos gens, que vous avez identifiés, dans nos proches, vos familles, vous avez le devoir de convaincre tout le monde, en particulier ceux qui nous appuient, d’aller voter. »

Selon lui, il ne faut surtout pas compter sur la démobilisation des partis adverses, libéraux et conservateurs, en cette fin de campagne.


Au tout début de la campagne électorale, M. Blanchet avait déjà exprimé ses craintes concernant ce scrutin en temps de pandémie. Il redoutait que des électeurs plus âgés ou soucieux de leur santé hésitent à se rendre dans un bureau de scrutin, en raison des risques de propagation du coronavirus.

Rencontre avec les chefs

Plus tôt mercredi, M. Blanchet avait tendu la main aux autres chefs de parti : il sollicite une rencontre avec chacun d’eux après les élections.

Il entend ainsi commencer la législature sur des « bases fraîches et sereines », a-t-il expliqué en conférence de presse mercredi matin dans un parc à Longueuil.

L’éventualité d’un gouvernement minoritaire se dessine, car les sondages suggèrent une course serrée. Le Bloc pourrait ainsi détenir la balance du pouvoir ou du moins en partie, s’il fait des gains ou s’il conserve sa députation actuelle de 32 élus.

Mais quelle que soit la composition de la Chambre lundi soir prochain, que le gouvernement soit majoritaire ou minoritaire, M. Blanchet a déjà des plans.

« Il faudra passer à autre chose, à un moment donné, tous les chefs de parti », après les élections, pour être capable de commencer « sur des bases fraîches, sereines, parce qu’on a des responsabilités ».

Être Québécois, un « choix risqué »

Le chef bloquiste a par ailleurs parlé de ce qui sera selon lui la question de l’urne, c’est-à-dire l’enjeu en fonction duquel les électeurs choisiront leur parti au scrutin du 20 septembre : « le droit d’être Québécois ».

« Les derniers jours ont révélé qu’être Québécois à l’intérieur du Canada est au mieux un choix risqué », a-t-il expliqué.

Être Québécois est différent d’être Canadien, a-t-il poursuivi, et la question controversée du débat en anglais a été un « révélateur » selon lui.

Cette question laissait entendre que le Bloc, d’une part, soutient des lois québécoises discriminatoires, et d’autre part, nie que le Québec a un problème de racisme.

Le Canada ne laisse pas le Québec faire librement ses choix et suggère que le français n’a pas sa place dans ce pays, a-t-il poursuivi.

« Colère » et « étroitesse d’esprit »

M. Blanchet a dit souhaiter que les Québécois et les autres Canadiens « soient amis et se comportent comme des amis », mais que le contexte actuel s’y prête peu.

Au début de son mandat en 2019, il a dit qu’il souhaitait faire une tournée au Canada, comme son prédécesseur Gilles Duceppe, pour expliquer ce qu’était le Bloc québécois, mais qu’il a renoncé en raison de la polarisation actuelle.

« Le niveau de discussion, la colère, l’étroitesse d’esprit, ce n’est bon pour personne. »

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